Rechercher
Rechercher

Actualités

JOURNÉE DE L’EUROPE L’ambassadeur Renauld pousse les Libanais à se fixer des objectifs ambitieux

Le chef de la Délégation de la Commission européenne à Beyrouth, Patrick Renauld, a de l’ambition pour le Liban. Il l’a fait savoir lundi soir à l’occasion d’une réception offerte pour la Journée de l’Europe, projetant le pays en mai 2010, afin de donner aux Libanais le goût de ce qu’ils pourraient accomplir en cinq ans. « La croissance a atteint 6 %. Le taux des jeunes chômeurs libanais est passé de 71 % à 30 %. L’immigration s’en est trouvée d’autant réduite. Le service de la dette absorbait 75 % du montant des exportations en 2005. En 2010 il ne représente plus que 15 % », énumère l’ambassadeur. Son « bilan » pour 2010 a des allures de « plan d’action », un document dans lequel les autorités libanaises sont appelées à fixer leurs priorités, afin que l’Union européenne les aident à les réaliser, dans le cadre de la Politique européenne de voisinage. « Seulement 5 % des investissements étrangers en 2005 s’étaient tournés vers le secteur productif. Aujourd’hui, grâce à des taux cohérents, un cadre et une protection juridique efficaces, ce sont 40 % des investissements qui sont productifs. Le volume des exportations vers l’Union européenne a rejoint le volume des importations, soit près de 30 % grâce au respect des normes de qualité et une recherche constante de l’excellence. » Ces prouesses économiques ne relèvent pas du domaine de l’utopie. Elles sont à portée de main, si « la prise de conscience des Libanais (...) née des bouleversements que le Liban aconnus d’abord en 2004 avec l’attentat contre Marwan Hamadé puis en 2005 avec l’assassinat du président Hariri et du ministre et député Bassel Fleyhane » conduit à « une formidable poussée des nouvelles générations ». Ce tableau projeté en 2010 est possible si le nouveau gouvernement issu des élections législatives sait présenter aux Libanais «un bilan sans concession » de la situation sur la base duquel il s’engage à entreprendre « des réformes ambitieuses étalées sur cinq ans ». Un programme de redressement reposant sur trois piliers : le redressement de la situation financière, la dynamisation de l’économie et le rétablissement de la confiance des citoyens dans l’État. Ce programme obtiendrait sans aucun doute le soutien de la Communauté internationale et de l’Union européenne, suggère l’ambassadeur. À condition qu’il ne s’agisse pas de « commettre la même erreur de seulement repousser les échéances de la dette », poursuit Patrick Renauld en référence à la conférence de Paris II. La contribution internationale viendra « étape par étape, et seulement lorsque chacune des réformes (est engagée) pour véritablement accompagner l’effort des Libanais ». « Aujourd’hui, 9 mai 2010, l’utopiste que je suis constate que le Liban a pu se rapprocher de l’Europe dans le partage de ses valeurs fondamentales sans pour autant perdre ni sa spécificité ni son arabité », dit l’ambassadeur en conclusion de son discours. S.R.
Le chef de la Délégation de la Commission européenne à Beyrouth, Patrick Renauld, a de l’ambition pour le Liban. Il l’a fait savoir lundi soir à l’occasion d’une réception offerte pour la Journée de l’Europe, projetant le pays en mai 2010, afin de donner aux Libanais le goût de ce qu’ils pourraient accomplir en cinq ans.
« La croissance a atteint 6 %. Le taux des jeunes chômeurs libanais est passé de 71 % à 30 %. L’immigration s’en est trouvée d’autant réduite. Le service de la dette absorbait 75 % du montant des exportations en 2005. En 2010 il ne représente plus que 15 % », énumère l’ambassadeur.
Son « bilan » pour 2010 a des allures de « plan d’action », un document dans lequel les autorités libanaises sont appelées à fixer leurs priorités, afin que l’Union européenne les aident...