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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro résiste, l’économie US inquiète toujours

L’euro est resté pratiquement ferme face au dollar hier, touchant brièvement son plus haut niveau depuis un mois à la faveur d’inquiétudes sur les perspectives de l’économie US. À cet égard, les opérateurs ont fait état du discours prononcé par le président de la Fed, Alan Greenspan, devant le Congrès dans lequel il a lancé un avertissement au sujet du creusement du déficit budgétaire qui risque de faire stagner l’économie US. En évoquant les lourdes charges liées au départ à la retraite des « baby-boomers » ainsi qu’aux dépenses d’assurance de santé et vieillesse, M. Greenspan a mis en garde des pressions intenses qu’elles peuvent exercer sur le budget fédéral. Il a, en outre, détaillé un scénario pessimiste où ces importants déficits pourraient provoquer une hausse des taux d’intérêt et un service élevé de la dette publique qui augmentent à leur tour les déficits, au point même que la croissance économique seule ne suffira pas à éliminer leurs pressions sur le budget. Bien que M. Greenspan ait écarté dans son discours l’hypothèse d’une stagflation, les investisseurs ont été très sensibilisés par ces propos qui leur ont fait oublier les bons indicateurs publiés hier aux États-Unis. Ils ont ainsi ignoré la forte baisse de 36 000 des demandes d’allocations chômage la semaine dernière qui ont totalisé 296 000 à sa fin, en raison de plusieurs créations d’emplois non agricoles entraînées vraisemblablement par la vigueur de l’économie. Il en est de même du rebond de l’indice mesurant l’activité industrielle de Philadelphie, calculé par la banque de Réserve de cette région, qui a bondi à 25,3 points en avril contre 11,4 points en mars et qui est passé comme inaperçu. Les opérateurs son restés donc préoccupés par les craintes de stagnation économique. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du Conference Board que l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie US, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture dans les 6 prochains mois, a reculé de 0,4 % en mars. En effet, l’euro a continué de présenter une grande résistance aux prises de bénéfices, se négociant finalement à New York à 1,3055 $ contre 1,3085 $ la veille. Wall Street soutenue, les Bourses européennes partagées La Bourse US a nettement rebondi hier après sa chute de la veille, grâce à la publication de bons chiffres sur l’emploi et sur l’activité industrielle en Philadelphie. Elle a été dopée aussi par de bons résultats d’entreprises (ATT, UPS, McDonalds, Merck...) qui ont compensé les pertes essuyées par Xerox et Delta Airlines. Quant aux Bourses européennes, elles ont fini sur une note mitigée. Certaines d’entre elles ont été soutenues par les bons résultats trimestriels de Volkswagen et de Nokia, alors que d’autres souffraient de l’affaiblissement des pharmaceutiques et des minières. La Bourse de Beyrouth était fermée hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la naissance du Prophète. Élie KAHWAGI



L’euro est resté pratiquement ferme face au dollar hier, touchant brièvement son plus haut niveau depuis un mois à la faveur d’inquiétudes sur les perspectives de l’économie US. À cet égard, les opérateurs ont fait état du discours prononcé par le président de la Fed, Alan Greenspan, devant le Congrès dans lequel il a lancé un avertissement au sujet du creusement du déficit budgétaire qui risque de faire stagner l’économie US. En évoquant les lourdes charges liées au départ à la retraite des « baby-boomers » ainsi qu’aux dépenses d’assurance de santé et vieillesse, M. Greenspan a mis en garde des pressions intenses qu’elles peuvent exercer sur le budget fédéral. Il a, en outre, détaillé un scénario pessimiste où ces importants déficits pourraient provoquer une hausse des taux...