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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro peine, les marchés concentrés sur les taux US

L’euro a stagné autour du seuil de 1,28 $ hier sur les marchés des changes internationaux, touchant son plus bas niveau depuis deux mois face au billet vert. L’hypothèse d’une hausse accélérée des taux d’intérêt aux États-Unis explique ce mouvement en continuant d’alimenter la vigueur du dollar, de l’avis unanime des cambistes. La possibilité que la Fed augmente bientôt son principal taux directeur de 2,75 % à 3 % a été le principal facteur de soutien au dollar. À cet égard, les opérateurs ont fait état du discours prononcé hier par Ben Bernanke, membre du comité de politique monétaire de la Fed sur la question du déficit des comptes courants US. M. Bernanke, qui a minimisé la gravité du déficit des comptes courants dans la mesure où les entrées de capitaux étrangers sont susceptibles de le financer, a donné quelques indications sur la politique monétaire de la Fed en évoquant les risques inflationnistes en période de croissance économique soutenue. Ces remarques, qui ont réveillé les marchés à ce sujet, ont été renforcées par une rumeur selon laquelle l’investisseur américain Warren Buffet aurait acheté d’importantes quantités de dollars récemment. De plus, l’annonce par le département US du Travail que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont reculé de 10 000 la semaine dernière, pour totaliser 330 000, à la suite de plusieurs créations d’emplois non agricoles, est venue aussi privilégier le dollar. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre d’Eurostat ainsi que de plusieurs instituts de conjoncture (le Français Insee, l’Allemand IFO et l’Italien ISAE) que la croissance doit rester molle dans la zone euro durant la première partie de cette année en raison du prix du pétrole qui, malgré son récent repli, « reste pénalisant pour une région dont l’état de santé suscite des inquiétudes ». Dans ces conditions, les investisseurs ont estimé devoir se positionner davantage en dollar, ramenant finalement l’euro, à New York, à 1,2820 $ contre 1,2915 $ la veille, en baisse de 0,74 %. Les Bourses plombées par les inquiétudes sur la croissance La Bourse US est restée plombée par les inquiétudes liées aux perspectives de relèvement accéléré des taux d’intérêt par la Fed pour tomber à son plus niveau depuis 5 mois. En outre, les résultats en dessous des attentes de certaines sociétés et les pertes essuyées par Advanced Micro Devices ont généré beaucoup plus d’attention que les résultats meilleurs que prévu d’autres sociétés comme Apple, Pepsico, Southwest Airlines... Les Bourses européennes ont fini en baisse dans le sillage de Wall Street, alors que le repli des cours du pétrole a affecté les sociétés productrices (Total, BP, Shell...). De plus, les commentaires négatifs de Merrill Lynch sur le secteur chimique européen et l’abaissement par ABN Amro de sa recommandation sur les grandes compagnies aériennes du Vieux Continent ont également affecté la tendance. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A et B de Solidere de 8,96 $ à 8,97 $ et de 8,72 $ à 8,86 $ respectivement. Élie KAHWAGI



L’euro a stagné autour du seuil de 1,28 $ hier sur les marchés des changes internationaux, touchant son plus bas niveau depuis deux mois face au billet vert. L’hypothèse d’une hausse accélérée des taux d’intérêt aux États-Unis explique ce mouvement en continuant d’alimenter la vigueur du dollar, de l’avis unanime des cambistes. La possibilité que la Fed augmente bientôt son principal taux directeur de 2,75 % à 3 % a été le principal facteur de soutien au dollar. À cet égard, les opérateurs ont fait état du discours prononcé hier par Ben Bernanke, membre du comité de politique monétaire de la Fed sur la question du déficit des comptes courants US. M. Bernanke, qui a minimisé la gravité du déficit des comptes courants dans la mesure où les entrées de capitaux étrangers sont susceptibles de le...