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Actualités - Chronologie

Pétrole L’AIE va proposer des mesures d’économies d’énergie

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) devrait recommander aux pays importateurs de pétrole d’adopter des politiques d’économies pour les situations d’urgence au cas où l’offre mondiale de brut viendrait à baisser d’un à deux millions de barils par jour (bpj), rapportait hier le Financial Times. L’agence, qui conseille 26 pays industrialisés sur les questions énergétiques, exhortera les gouvernements, dans une étude à paraître en mai à l’occasion de la rencontre annuelle des ministres de l’Énergie qu’elle organise, à prendre des mesures « de restriction de la demande » dans le secteur des transports, telles que des interdictions de circuler ou une réduction de la durée hebdomadaire du travail. Le rapport de l’agence, intitulé « Dépêchons-nous d’économiser le pétrole », suggère des mesures spectaculaires, comme une réduction de 25 % des vitesses autorisées sur route, une diminution de la durée de la semaine de travail, des interdictions de circuler certains jours, la gratuité des transports publics et une incitation au covoiturage. « Une réponse rapide (de la demande) peut envoyer un signal fort au marché », ajoute le document cité par le FT. « Une réduction de la demande de l’AIE en carburant pour le transport, même si elle n’est que de quelques pour cent, pourrait avoir un effet substantiel de refroidissement sur la flambée des cours mondiaux du pétrole. » Un porte-parole de l’AIE a déclaré que l’agence publierait prochainement une liste des mesures que les pays industrialisés pourraient prendre pour réduire la pression sur la demande en cas d’urgence, mais il a estimé que le rapport ne marquerait pas un changement de cap. Les propositions de l’AIE pourraient permettre d’économiser jusqu’à un million de bpj, ajoute le FT, mais l’agence reconnaît que certaines mesures, comme la circulation alternée ou les restrictions de circulation en fonction des plaques minéralogiques, sont difficiles ou coûteuses à mettre en œuvre. Selon le quotidien britannique, le seuil d’un à deux millions de bpj qui sera avancé est bien inférieur à celui de 7 % de baisse de l’offre mondiale – l’équivalent de 6 millions de bpj – convenu initialement dans l’acte fondateur de l’AIE. Hausse prévisible de 2 % de la demande mondiale Une réduction des approvisionnements pouvant aller jusqu’à deux millions de bpj équivaut aux perturbations observées en 2003 pendant l’offensive militaire américaine en Irak, ou en 2002 lors de la grève du secteur pétrolier au Venezuela. Le FT ajoute que le rapport de l’AIE, qui a circulé parmi les gouvernements membres de l’agence, recommande que les mesures de réduction de la demande « soient attrayantes durant les périodes prolongées où les cours du pétrole sont élevés afin d’atténuer la pression sur la demande ». Le quotidien rappelle que l’agence avait cantonné jusqu’à présent ce type de mesures aux périodes de crise. « Je n’interpréterais pas l’étude de cette manière. Il ne s’agit pas de changer notre politique d’urgence bien connue, ou de nous en départir », a ajouté le porte-parole. Le prix du baril de brut américain a gagné plus de 12 dollars, soit près de 30 %, depuis la fin de l’année dernière lors de laquelle les cours ont augmenté de 34 %. Le brut léger américain se négociait hier autour de 55,46 dollars, deux dollars environ en dessous de son record historique de 57,60 atteint le 17 mars. La banque d’affaires Goldman Sachs, numéro un mondial des dérivés sur l’énergie, a estimé jeudi que le prix du baril pourrait s’élever à 105 dollars. Un tel scénario coulerait de nombreux secteurs de l’économie, ont indiqué des analystes. L’AIE table sur une croissance de 1,8 million de bpj, soit plus de 2 %, de la demande mondiale en 2005, pour atteindre 84,3 millions de bpj.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) devrait recommander aux pays importateurs de pétrole d’adopter des politiques d’économies pour les situations d’urgence au cas où l’offre mondiale de brut viendrait à baisser d’un à deux millions de barils par jour (bpj), rapportait hier le Financial Times.
L’agence, qui conseille 26 pays industrialisés sur les questions énergétiques, exhortera les gouvernements, dans une étude à paraître en mai à l’occasion de la rencontre annuelle des ministres de l’Énergie qu’elle organise, à prendre des mesures « de restriction de la demande » dans le secteur des transports, telles que des interdictions de circuler ou une réduction de la durée hebdomadaire du travail. Le rapport de l’agence, intitulé « Dépêchons-nous d’économiser le pétrole », suggère des...