Jusqu’à la rencontre de la Rencontre d’Aïn el-Tiné, la journée d’Omar Karamé a été bien ordinaire. Une de plus. Tranquille, sans rien de pressé, sans contacts fébriles. Comme s’il n’y avait ni crise ni péril en la demeure (nationale). Il a rempli ce temps qu’il sait si bien perdre, en devisant cordialement avec des amis (politiques) dans son accueillant salon de Ramlet el-Beïda.
Un calme, un flegme que le général député Sami Khatib a confirmé en déclarant à l’issue de son entrevue avec l’Effendi que ce dernier ne prendrait sa décision qu’à la lumière des débats, le soir, du comité de suivi de son camp. Le parlementaire a ajouté que pour sa part il reste avec son vieil ami « pour sauver le pays ». (sic). Ajoutant que « le Liban a besoin de tous ses fils, de tous les hommes de bonne volonté et d’une opération de sauvetage à laquelle tous devraient participer ». Ce qui laisse entendre que même à ce stade avancé, l’entourage de Karamé continuait à soutenir le slogan d’un cabinet dit d’union nationale. D’ailleurs, pressé de questions, Khatib a indiqué qu’il n’y a toujours « rien de nouveau » et que « peut-être il y en aurait après la réunion d’Aïn el-Tiné ».
De son côté, Kamal Chatila, président du Congrès populaire libanais (et fondateur jadis de l’UFPT nassériste), s’est déchaîné contre les rivaux de Karamé, qu’il appelle « les triches (pluriel de tarbouche) sunnites ». Affirmant que ces postulants au poste de Premier ministre veulent « faire passer les complots d’internationalisation, comme cela s’était produit en 83 avec le projet du 17 mai ». Chatila a indiqué qu’il avait suggéré à Karamé de ne pas se désister, de continuer à tenter de former un gouvernement d’union nationale, la responsabilité d’un échec incombant à son avis à l’opposition. Après quoi on mettrait sur pied un cabinet de gens probes « sans liens avec la combinaison dirigeante en place depuis 1992 ».
Pour sa part, Abdallah Ghandour, président de la Chambre de commerce de Tripoli, tout en faisant l’éloge de Karamé qu’il venait de voir, a appelé de ses vœux la formation rapide d’un gouvernement capable, inspirant confiance.
I.D.
Jusqu’à la rencontre de la Rencontre d’Aïn el-Tiné, la journée d’Omar Karamé a été bien ordinaire. Une de plus. Tranquille, sans rien de pressé, sans contacts fébriles. Comme s’il n’y avait ni crise ni péril en la demeure (nationale). Il a rempli ce temps qu’il sait si bien perdre, en devisant cordialement avec des amis (politiques) dans son accueillant salon de Ramlet el-Beïda.
Un calme, un flegme que le général député Sami Khatib a confirmé en déclarant à l’issue de son entrevue avec l’Effendi que ce dernier ne prendrait sa décision qu’à la lumière des débats, le soir, du comité de suivi de son camp. Le parlementaire a ajouté que pour sa part il reste avec son vieil ami « pour sauver le pays ». (sic). Ajoutant que « le Liban a besoin de tous ses fils, de tous les hommes de bonne volonté et...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.