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Actualités - Opinion

L’indépendance, la vraie ?

Lundi 14 février 2005. La Saint-Valentin transformée en cauchemar... On aime ou on n’aime pas l’ex-Premier ministre. Quelle importance ? La mort de Rafic Hariri sera le chant d’un coq libanais qui veut réveiller et bousculer autant la communauté internationale et un peuple libanais anesthésié depuis 15 ans, que l’opposition libanaise qui besogne en coulisse depuis des mois. Métamorphose totale. Du squelette de l’hôtel Saint Georges, jamais réanimé, en passant par le mausolée, tout prêt d’une gigantesque mosquée qui voit à peine le jour, jusqu’à la statue des Martyrs, réinstallée avec ses cicatrices et ses amputations après 30 ans dans l’oubli, les Libanais embrasent enfin la rue ! Chrétiens et musulmans sont euphoriques à l’idée de faire à nouveau connaissance, sous le ciel bleu d’un février adouci par Dieu pour l’occasion. Une révolution que l’opposition voudrait similaire à celle de l’Ukraine par -20°, sauf que celle-ci, avec ses +20°, ressemble davantage à une kermesse pour toutes les générations, remplie d’humour, d’amour, de retrouvailles et d’une intensité qui rappelle les moments de la guerre. Bref, un « Woodstock » à la libanaise ! Manipulation du géant américain ? Sans doute, mais ce qui est certain c’est que ça tombe bien, un élan national, un sentiment pour la démocratie, la liberté et les droits de l’homme sont enfin palpables. Mais attention, ils sont fragiles, il faudra très tôt que nous nous prenions en main pour maintenir cet élan « nouveau-né » une bonne fois pour toutes ; car si l’Amérique va aujourd’hui dans notre sens pour forcer le retrait des Syriens, pour offrir une paix à Israël et pour instaurer une démocratie façon McDo dans la région, il n’est pas garanti qu’elle le restera, cet empire aux humeurs lunatiques n’étant pas fiable. De ces dernières semaines de folie, je retiendrai à ce stade deux mots : fusion humaine. Merci Rafic Hariri. Que les anges gardent ton âme au centre-ville, place des Martyrs ou plutôt... de la Liberté. Fabienne ZIADÉ
Lundi 14 février 2005. La Saint-Valentin transformée en cauchemar...
On aime ou on n’aime pas l’ex-Premier ministre. Quelle importance ? La mort de Rafic Hariri sera le chant d’un coq libanais qui veut réveiller et bousculer autant la communauté internationale et un peuple libanais anesthésié depuis 15 ans, que l’opposition libanaise qui besogne en coulisse depuis des mois.
Métamorphose totale. Du squelette de l’hôtel Saint Georges, jamais réanimé, en passant par le mausolée, tout prêt d’une gigantesque mosquée qui voit à peine le jour, jusqu’à la statue des Martyrs, réinstallée avec ses cicatrices et ses amputations après 30 ans dans l’oubli, les Libanais embrasent enfin la rue ! Chrétiens et musulmans sont euphoriques à l’idée de faire à nouveau connaissance, sous le ciel bleu d’un février...