– Que pensez vous de l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto ?
« L’entrée en vigueur du Protocole offre une chance sérieuse d’apporter un début de solution à l’une des préoccupations les plus graves de notre ère, à savoir le réchauffement climatique. Mais c’est également un grand défi, car le refus des États-Unis, gros pollueurs, de ratifier le Protocole augmente la pression sur les autres pays qui se trouvent obligés de faire beaucoup plus d’efforts pour d’atteindre le taux de réduction convenu. Mais le défi n’est pas impossible à relever. »
– Qu’est ce qui va changer maintenant que le Protocole de Kyoto est entré en vigueur ?
« Avant l’entrée en vigueur du Protocole, plusieurs pays avaient déjà, volontairement, commencé à étudier les moyens de réduire leurs émissions de CO2, à travers des programmes nationaux ou à travers des accords bilatéraux. Les engagements pris par les États dans le cadre du Protocole sont maintenant devenus des obligations légalement contraignantes, dont l’application fera l’objet d’un suivi. De plus, si le Protocole n’est ni complet ni parfait, il a l’avantage d’avoir établi des délais de temps et des taux de réductions bien définis, qui devront être respectés dans la mesure du possible, malgré le retard dans les ratifications. Le Protocole prévoit également la possibilité d’augmenter ou de réajuster les quotas de réductions si nécessaire, option qui peut être envisagée maintenant que le protocole est en vigueur. »
– Le Protocole de Kyoto suffit-il à régler un problème aussi complexe ?
« Le Protocole de Kyoto n’est qu’un premier pas, une base de travail. La prochaine étape devra être une pression internationale sur les États-Unis, afin de les pousser à ratifier Kyoto, car ils ont un rôle important essentiel à jouer pour la limitation du phénomène d’effet de serre, de nombreuses manières. Beaucoup de pays, en particulier ceux d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et du Golfe, bénéficiant d’un climat ensoleillé, devraient également envisager l’exploitation de l’énergie solaire comme source importante, et sa revente à des prix abordables.
Ce projet peut même être réalisé par des pays pétroliers comme l’Arabie saoudite, car l’énergie solaire renouvelable serait un marché, non pas concurrentiel, mais plutot complémentaire de celui du pétrole. Celui-ci, non renouvelable et donc plus rare, pourrait être ainsi mieux exploité. »
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