Un tribunal pour mineurs a décidé hier de libérer 27 Kurdes mineurs arrêtés à Damas en mars alors que des troubles meurtriers ensanglantaient le nord de la Syrie. « Le juge d’instruction des mineurs de Damas a demandé aux parents des mineurs kurdes de venir chercher leurs enfants, arrêtés le 14 mars », a indiqué Aziz Daoud, secrétaire général du Parti démocrate progressiste kurde en Syrie. Le 1er mai, ce juge avait accusé les 27 mineurs de « provoquer des troubles et de porter atteinte à l’image de l’État, de dénigrer le chef de l’État, de nuire au sentiment national, de causer des dommages aux biens de l’État et d’avoir brisé des vitres de voitures ». Arrêtés lors de manifestations de protestations dans la capitale contre la répression d’émeutes kurdes dans le nord du pays, ces jeunes gens avaient tous plaidé non coupables. Du 12 au 17 mars, des affrontements ont opposé des Kurdes aux forces de l’ordre ou à des tribus arabes dans plusieurs régions du nord de la Syrie, faisant 40 morts, selon des sources kurdes, 25 morts selon un bilan officiel syrien. Les Kurdes de Syrie, estimés à 1,5 million, représentent environ 9 % de la population du pays et sont installés essentiellement dans le Nord. Des partis kurdes en Syrie réclament régulièrement que les autorités restituent à près de 200 000 Kurdes leurs cartes d’identité qui leur avaient été retirées en 1962. Outre la reconnaissance de leur langue et de leur culture, les Kurdes de Syrie affirment revendiquer des droits politiques et administratifs « dans le cadre de l’intégrité territoriale du pays ». Dans un entretien diffusé le 1er mai par la télévision satellitaire qatariote al-Jazira, le président syrien Bachar el-Assad avait affirmé que « la question de la nationalité » pour les Kurdes serait « résolue ». « Les Kurdes sont des citoyens syriens qui vivent parmi nous, et le nationalisme kurde fait partie de l’histoire de la Syrie », avait-il assuré.
Un tribunal pour mineurs a décidé hier de libérer 27 Kurdes mineurs arrêtés à Damas en mars alors que des troubles meurtriers ensanglantaient le nord de la Syrie. « Le juge d’instruction des mineurs de Damas a demandé aux parents des mineurs kurdes de venir chercher leurs enfants, arrêtés le 14 mars », a indiqué Aziz Daoud, secrétaire général du Parti démocrate progressiste kurde en Syrie. Le 1er mai, ce juge avait accusé les 27 mineurs de « provoquer des troubles et de porter atteinte à l’image de l’État, de dénigrer le chef de l’État, de nuire au sentiment national, de causer des dommages aux biens de l’État et d’avoir brisé des vitres de voitures ». Arrêtés lors de manifestations de protestations dans la capitale contre la répression d’émeutes kurdes dans le nord du pays, ces jeunes gens...
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