Saragosse, formation de deuxième partie de tableau en Liga, a confirmé son statut d’équipe de Coupe en venant à bout du géant Real Madrid (3-2 a.p.), mercredi à Barcelone, en finale de la Coupe d’Espagne de football, une compétition qu’elle a remportée à six reprises.
Le club aragonais, qui a également disputé neuf autres finales, apparaît ainsi en sixième position au palmarès des clubs les plus titrés dans cette épreuve, derrière des formations aussi prestigieuses que le FC Barcelone (24), l’Athletic Bilbao (23), le Real (17) ou encore l’Atletico Madrid (9).
En outre, ce sixième trophée en Coupe, conquis de haute lutte mercredi face au Real et ses «Galactiques », après les titres glanés en 1964, 1966, 1986, 1994 et 2001, occupera sans nul doute une place privilégiée dans la « vitrine » de l’actuel 15e de la Liga.
Menés au score après un but de Beckham (23), les joueurs de Saragosse sont en effet parvenus à inverser la tendance pour arracher la victoire en prolongation, au bout d’une rencontre très musclée (12 cartons jaunes, deux exclusions), mais aussi de qualité.
« Nous avons joué un long moment à dix contre onze (de la 68e à la 95e minute). Mais en dépit de cela, ils (les joueurs du Real) ont eu très peu d’occasions de marquer, relevait l’entraîneur de Saragosse Victor Munoz. Nous avons dominé à plusieurs moments, même à dix, et nous avons joué avec beaucoup d’intelligence. »
Triplé
Munoz, qui multipliait les éloges à l’égard de ses joueurs, insistait notamment sur la performance de son attaquant argentin Galletti, entré à l’heure de jeu et auteur du but décisif à la 111e minute : « Samedi dernier, face au Real (en Liga, 1-1), il avait manqué une action identique de un contre un, mais là, il l’a convertie. »
Si l’attaque aragonaise a su profiter des occasions de contre, la défense, bien en place et plus présente physiquement, n’a pas été en reste par sa capacité à contenir les assauts d’une formation madrilène pourtant décidée à réaliser le triplé championnat, Coupe d’Espagne, Ligue des champions.
Pour preuve, alors que le défenseur argentin Gabriel Milito maîtrisait parfaitement Raul, Madrid ne parvenait à trouver la faille que sur coup de pied arrêté, par l’intermédiaire de ses maîtres en la matière, David Beckham et Roberto Carlos.
« Cette défaite représente un coup dur », reconnaissait l’entraîneur du Real Carlos Queiroz, qui insistait sur la domination stérile de ses joueurs durant une grande partie de la rencontre.
Si la déception dans le camp madrilène était évidente, la formation de la capitale, qui piétine en championnat (2 nuls de rang), devrait néanmoins déjà penser à rebondir alors que se profile un déplacement à Bilbao, samedi en Liga, puis la réception de Monaco, mercredi prochain en quart de finale aller de la C1.
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