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EAU - Conférence au CCF Pour la mise en œuvre d’une stratégie globale

Le développement du secteur de l’eau est l’une des priorités de la coopération française qui a alloué un million d’euros pour la création d’un code de l’eau et l’aide à la restructuration du secteur, a rappelé le conseiller culturel français, Frédéric Clavier. C’est donc tout naturellement que le Centre culturel français organise une série de conférences sur l’eau dans le cadre de la Semaine de la culture scientifique. La première d’entre elles a eu lieu mercredi, sur le thème de la gestion de l’eau au Liban. Le président du conseil d’administration de l’Office national du Litani, Sélim Catafago, a dressé à cette occasion un état des lieux du secteur de l’eau au Liban mettant en évidence l’absence totale de politique nationale de gestion d’une ressource pourtant vitale. Le Liban bénéficie de disponibilités potentielles en eau très importantes, tant en ce qui concerne les eaux superficielles que les réserves souterraines. Mais les disponibilités effectives ne représentent que le quart des disponibilités potentielles, explique-t-il, faute d’organisation adéquate pour exploiter cette ressource naturelle. Ces lacunes ne sont pas dues à l’absence de diagnostic ou à l’absence de plans directeurs, bien au contraire, souligne le docteur-ingénieur en hydrologie. Mais les « paroles sont volatiles et les écrits sont synonymes de léthargie, ce qu’il faut c’est passer à l’action », lance-t-il. Or le problème fondamental en la matière est la fragmentation extrême des pouvoirs. « Il y a entre 60 et 70 entités qui se répartissent diverses tâches », souligne-t-il. Trois nouvelles lois adoptées en 2000 et 2001, complétées en 2002 par un décret traitant de la fusion des Offices des eaux, dessinent théoriquement une nouvelle organisation pour le secteur. Il s’agit de séparer la gestion entre les acteurs locaux et nationaux et de pousser les opérateurs à adopter une logique commerciale. Mais pour l’instant, la nouvelle organisation ne s’est pas concrétisée, même si pressé par la Banque mondiale, le Liban a défini les trois principes directeurs qu’il veut suivre en matière de gestion des ressources hydrauliques : assurer de l’eau à tous les habitants ; fournir de l’eau à toutes les surfaces agricoles utiles ; livrer de l’eau aux industriels à des tarifs préférentiels. « Nous nous comportons encore comme des nomades, lorsqu’un point d’eau est à sec, nous en cherchons un autre », déplore Sélim Catafago. Pour l’expert, l’urgence consiste donc à mettre en place une autorité qui centralise la décision et mette enfin en application une stratégie globale, quitte à l’ajuster au fur et à mesure. S.R.
Le développement du secteur de l’eau est l’une des priorités de la coopération française qui a alloué un million d’euros pour la création d’un code de l’eau et l’aide à la restructuration du secteur, a rappelé le conseiller culturel français, Frédéric Clavier.
C’est donc tout naturellement que le Centre culturel français organise une série de conférences sur l’eau dans le cadre de la Semaine de la culture scientifique. La première d’entre elles a eu lieu mercredi, sur le thème de la gestion de l’eau au Liban.
Le président du conseil d’administration de l’Office national du Litani, Sélim Catafago, a dressé à cette occasion un état des lieux du secteur de l’eau au Liban mettant en évidence l’absence totale de politique nationale de gestion d’une ressource pourtant vitale. Le Liban...