La galerie Zamaan (impasse 13, rue Sadate, fin Hamra) expose, jusqu’au 5 février, les œuvres de Aïda Halloum. Cette jeune artiste, qui n’est autre que la sœur de Issa Halloum, le chantre en couleurs de la Békaa, s’inspire elle aussi des paysages, des coutumes et des produits de sa terre natale dans son travail pictural comme dans les tapisseries artistiques qu’elle tisse au «nôl».
Ses compositions de natures mortes aux fruits et de «tables villageoises» axées autour d’une cafetière, d’une théière et d’une corbeille de fruits, auxquelles viennent parfois s’ajouter une gousse d’ail ou une assiette à moitié entamée, ne sont pas sans rappeler le travail de son frère. Il s’en dégage cette même simplicité de la touche, cette même luminosité des couleurs, cette même tranquillité de la narration, qui en font des toiles sereines et apaisantes. Sauf que son travail – à la gouache – est inégal: certains tableaux sont d’une très belle facture, à l’instar de ceux intitulés Fruits du soir (un beau métissage de couleurs chaudes orangées sur un fond bleu nuit), Fruits au coucher, La théière, ou encore tout simplement Békaa, d’autres sont tout simplement moins harmonieux.
Même disparité au niveau de la tapisserie artistique. Une technique que Aïda Halloum travaille à la manière traditionnelle et par laquelle elle reproduit les mêmes scènes de genres et les natures mortes qu’elle peint. Mis à part quelques paysages et dessins naïfs ainsi que deux grandes pièces où les plages de couleurs géométriques et abstraites s’accordent singulièrement avec un élément figuratif : coq ou visage de femme... voilée. À l’instar de l’artiste elle-même.
Z.Z.
La galerie Zamaan (impasse 13, rue Sadate, fin Hamra) expose, jusqu’au 5 février, les œuvres de Aïda Halloum. Cette jeune artiste, qui n’est autre que la sœur de Issa Halloum, le chantre en couleurs de la Békaa, s’inspire elle aussi des paysages, des coutumes et des produits de sa terre natale dans son travail pictural comme dans les tapisseries artistiques qu’elle tisse au «nôl».
Ses compositions de natures mortes aux fruits et de «tables villageoises» axées autour d’une cafetière, d’une théière et d’une corbeille de fruits, auxquelles viennent parfois s’ajouter une gousse d’ail ou une assiette à moitié entamée, ne sont pas sans rappeler le travail de son frère. Il s’en dégage cette même simplicité de la touche, cette même luminosité des couleurs, cette même tranquillité de la narration,...
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