Marseille, qui restait sur trois victoires d’affilée, est retombé dans ses travers, s’inclinant 2 à 0 face à une équipe de Sochaux entreprenante, hier, au stade Vélodrome, en match avancé de la 23e journée de Ligue 1.
Le chaud et le froid soufflent donc alternativement sur cette équipe olympienne, et en l’occurrence c’est plutôt un froid glacial qui faisait frissonner au coup d’envoi.
Le départ fut lent, hésitant, emprunté. Et même si l’OM jouait pour accrocher une provisoire 3e place, Sochaux, par l’intermédiaire de l’insaisissable Santos, se montrait le plus incisif. L’attaquant, lancé par Tall, allait défier Barthez qui sortait bien et l’obligeait à s’excentrer. Santos parvenait à tirer mais sa frappe était sauvée sur la ligne par Ecker (11). Deux minutes plus tard, le même Santos s’échappait encore et butait sur Barthez.
Comme seule réponse, l’OM héritait d’un coup franc de la gauche mais le service de Déhu ne donnait rien. La minute suivante, Luyindula pénétrait dans la surface, s’écroulait et réclamait un penalty, injustifié.
Privé des inspirations de Nasri, très discret, l’OM ne parvenait pas à bousculer une équipe sochalienne qui restait sur une probante victoire (4-0) face à Bordeaux. Marseille marquait pourtant, mais le but de Luyindula, à la suite d’un corner, était refusé pour une faute de Marlet (21). Bis repetita sur le but adverse : M. Garibian refusait cette fois le but de la tête de Tall pour une main préalable de Monsaureau.
0-0 à la pause, et pas grand-chose pour se réchauffer. Et la seconde période allait voir l’OM totalement s’enrhumer. C’est tout d’abord Santos qui, à la suite d’une déviation heureuse de Tall, s’en allait seul surprendre Barthez, d’un tir tendu (0-1, 52).
Incapable de réagir, l’équipe de Troussier subissait. Et Pitau, qui s’était fait soigner la main juste avant, portait le coup de grâce à la 68e minute, sur un service d’Isabey, là encore dans le dos d’une défense à l’arrêt (0-2). Et pour ajouter à la déception marseillaise, Nasri, blessé, sortait sur une civière.
Lyon et Lens sous
surveillance
La réaction du leader Lyon, qui a concédé sa première défaite de la saison dimanche à Lille (2-1), est très attendue à l’occasion de la réception de Rennes (10e), ce soir.
Trois jours après son succès sur l’OL, le dauphin Lille se déplace lui à Nice (12e).
Bien qu’affectés à l’issue du match perdu contre Lille, les Lyonnais ont promis de réagir dès la réception de Rennes afin de prouver qu’ils demeurent les patrons. Rennes, plus mauvaise formation du championnat à l’extérieur (3 nuls en 10 déplacements), fait figure de victime idéale.
Remarquable vainqueur de Lyon dimanche, Lille, sans Landrin et Chalmé, blessés, ni Makoun et Schmitz, suspendus, effectue un long déplacement sur la Côte d’Azur pour y affronter une formation de Nice qui demeure sur trois défaites à l’extérieur et un nul à domicile.
Monaco, invaincu en 2005, meilleure attaque du championnat (32 buts marqués dont 8 lors des trois dernières journées), se déplace à Strasbourg avec de légitimes ambitions.
Auxerre (4e), dernière équipe avec Lyon toujours invaincue à domicile, reçoit Bastia (17e) qui vient de renouer avec le succès contre Nice et de sortir de la zone de relégation.
Toulouse, l’Europe en tête
Toulouse (6e), dont la dernière défaite remonte à fin octobre, demeure en course pour l’Europe et espère revenir d’Ajaccio avec au moins un point.
Pour le reste, Bordeaux (11e), en pleine dégringolade et qui, retombé après sa déroute à Sochaux pour la première fois depuis la 3e journée dans la deuxième partie du classement, reçoit Metz, avec l’espoir de repartir de l’avant et les retours de Meriem et Chamakh en attaque et de Planus en défense centrale.
Saint-Étienne (8e), qui n’a plus perdu depuis le 30 octobre, se déplace à Nantes (15e) qui, malgré sa défaite à Toulouse, semble retrouver un certain fond de jeu.
Le Paris-SG (9e), miné par les absences, qui reste sur huit matches sans défaite en championnat mais collectionne les nuls, reçoit Istres, une équipe toujours lanterne rouge, mais qui n’est pas bonne à prendre depuis l’arrivée du duo Gasset-Gravelaine à sa tête.
Enfin, Lens (14e) et son nouvel entraîneur Francis Gillot sont déjà soumis à une obligation de résultat face à Caen (18e).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Marseille, qui restait sur trois victoires d’affilée, est retombé dans ses travers, s’inclinant 2 à 0 face à une équipe de Sochaux entreprenante, hier, au stade Vélodrome, en match avancé de la 23e journée de Ligue 1.
Le chaud et le froid soufflent donc alternativement sur cette équipe olympienne, et en l’occurrence c’est plutôt un froid glacial qui faisait frissonner au coup d’envoi.
Le départ fut lent, hésitant, emprunté. Et même si l’OM jouait pour accrocher une provisoire 3e place, Sochaux, par l’intermédiaire de l’insaisissable Santos, se montrait le plus incisif. L’attaquant, lancé par Tall, allait défier Barthez qui sortait bien et l’obligeait à s’excentrer. Santos parvenait à tirer mais sa frappe était sauvée sur la ligne par Ecker (11). Deux minutes plus tard, le même Santos...