Les intouchables, victimes de discrimination jusque dans les camps de sinistrés (photo)
le 08 janvier 2005 à 00h00
Des intouchables du sud de l’Inde ont affirmé hier qu’ils étaient expulsés de camps mis en place pour les sinistrés des raz-de-marée par des castes plus élevées et victimes de discrimination. « La caste plus élevée des pêcheurs ne nous a pas autorisés à dormir dans un hall de cérémonie où ils ont été accueillis parce que nous appartenons à la caste inférieure », a déclaré Kuppuswamy Ramachandran, 32, ans, un « dalit » ou intouchable en vertu du système indien des castes. Cet homme est l’un des milliers de sinistrés du district de Nagapattinam, dans l’Etat du Tamil Nadu (Sud), le plus touché par les vagues géantes avec plus de 6 000 morts sur 9 900. « Après trois jours nous avons été déplacés dans une école, mais maintenant l’école va rouvrir dans trois jours et les professeurs nous ont fait sortir », poursuit-il. Chandra Jayaram, 35, autre intouchable qui a perdu son époux dans le désastre, affirme pour sa part être victime de discrimination.
« Au camp pour sinistrés nous sommes traités différemment en raison de notre statut social. On ne nous donne pas d’aide. Les pêcheurs nous ont dit de ne pas rester avec eux », dit-elle. S. Karuppiah, coordinateur sur le terrain pour le compte du Forum des droits de l’homme pour la libération des dalit, affirme également que les intouchables sont traités différemment. « S’ils demandent de l’aide, le gouvernement dit qu’on ne peut leur donner que les restes », accuse-t-il. Mahakrishnan Marimuthu, un autre militant, du Fonds de formation pour l’éducation et l’artisanat, a abondé dans son sens : « Ils ont perdu leur emploi, leur maison et leurs proches et parallèlement, la discrimination sociale est pire. » « Il n’y aucun plan prévoyant de fermer des camps et nous aidons chaque famille », a déclaré pour sa part le chef du district de Nagapattinam, Veerashanmugha Moni, réfutant ces accusations.
(Téléphoto AFP)
Des intouchables du sud de l’Inde ont affirmé hier qu’ils étaient expulsés de camps mis en place pour les sinistrés des raz-de-marée par des castes plus élevées et victimes de discrimination. « La caste plus élevée des pêcheurs ne nous a pas autorisés à dormir dans un hall de cérémonie où ils ont été accueillis parce que nous appartenons à la caste inférieure », a déclaré Kuppuswamy Ramachandran, 32, ans, un « dalit » ou intouchable en vertu du système indien des castes. Cet homme est l’un des milliers de sinistrés du district de Nagapattinam, dans l’Etat du Tamil Nadu (Sud), le plus touché par les vagues géantes avec plus de 6 000 morts sur 9 900. « Après trois jours nous avons été déplacés dans une école, mais maintenant l’école va rouvrir dans trois jours et les professeurs nous ont fait...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.