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Actualités - Opinion

Nos responsables feraient mieux de cesser de sillonner le monde...

Les autorités libanaises ont constamment soutenu le tourisme à travers la promotion de tous les aspects de l’activité touristique. De ce fait, ce secteur est devenu l’un des principaux piliers de l’économie nationale. Or récemment, une vague de changements a touché la scène locale et a même atteint les valeurs et les concepts. La définition même du « secteur touristique » a été en proie à ces changements : ce n’est plus le Liban qui dépend des touristes étrangers mais les Libanais qui dépendent désormais des responsables locaux occupés à faire du tourisme ailleurs ! L’époque des scénarios de la troïka locale est révolue. Nous sommes aujourd’hui à l’ère des « superstars » du pouvoir qui sillonnent la scène internationale de la Turquie à la France, en passant par la Belgique et le Golfe. Il nous faut, cependant, inscrire cette situation dans son contexte global : la prorogation du mandat présidentiel, la formation du nouveau gouvernement, le clientélisme, et plus récemment, la descente « d’un million de manifestants » dans les rues de la capitale. Autant de facteurs de surmenage pour nos responsables... Il paraît donc évident que les trois présidents ne sont plus en très bonne forme et ont besoin d’un temps de répit. Et puis, quel mal y aurait-il à vouloir se reposer ? La santé ne figure-t-elle pas en tête des priorités de chacun d’entre nous ? Nos propos ont un seul objectif : savoir où se trouve l’intérêt du peuple libanais dans tous ces événements et dans ces mille et une promesses liées à l’amélioration de la situation actuelle. Force est de constater que l’économie passe par une période de stagnation et le gouvernement continue de publier les chiffres de 2004 pour les appliquer à la situation de 2005. Pour ce qui est de la réforme et la lutte contre la corruption, elles ont été occultées au profit du népotisme et des intérêts personnels qui ne font que discréditer davantage l’État. Quant à la loi électorale qui est en tête des priorités actuelles, l’État préfère opter sur ce plan pour le faux-fuyant. Comme à l’accoutumée, le gouvernement n’adoptera sans doute que les solutions qui sont dans son propre intérêt. Le pouvoir monochrome en place engendrera, auquel cas, une loi électorale qui reflétera l’opinion monochrome correspondante. Ce bilan critique que nous avons dressé ne vise qu’à sensibiliser les citoyens sur la situation qu’ils vivent au quotidien, surtout qu’ils sont systématiquement leurrés par les mensonges officiels. L’heure de vérité a sonné : mettons un terme à ces mensonges et à cette politique d’obscurantisme. Optons plutôt pour une politique permettant d’instaurer un Liban meilleur, en commençant par l’adoption d’une loi électorale équitable. L’âge minimal de vote devrait, notamment, être réduit pour sensibiliser les générations futures sur leur rôle et leur capacité à apporter des changements au niveau politique. Les prochaines élections sont notre ultime chance. Le Liban ne peut plus supporter quatre nouvelles années de mort progressive à l’heure où il manque déjà de souffle. Aux responsables nous disons : oubliez quelque peu le tourisme et concentrez-vous plutôt sur les problèmes du peuple, car vous seuls avez mené le Liban à la situation où il est aujourd’hui. Nabil DIAB Étudiant à l’AUB
Les autorités libanaises ont constamment soutenu le tourisme à travers la promotion de tous les aspects de l’activité touristique. De ce fait, ce secteur est devenu l’un des principaux piliers de l’économie nationale.
Or récemment, une vague de changements a touché la scène locale et a même atteint les valeurs et les concepts. La définition même du « secteur touristique » a été en proie à ces changements : ce n’est plus le Liban qui dépend des touristes étrangers mais les Libanais qui dépendent désormais des responsables locaux occupés à faire du tourisme ailleurs !
L’époque des scénarios de la troïka locale est révolue. Nous sommes aujourd’hui à l’ère des « superstars » du pouvoir qui sillonnent la scène internationale de la Turquie à la France, en passant par la Belgique et le Golfe.
Il...