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Actualités - Opinion

Que la bête meure !

C’est par ces mots qu’on devrait réagir au rapport du Bureau enquêtes accidents (BEA). La bête, ce sont les responsables de la compagnie UTA. Il y aussi ce supposé chef d’escale accrédité dans un pays francophone, le Bénin, mais ne sachant ni lire ni écrire le français. On vous laisse imaginer la qualité de ses connaissances dans le domaine de l’aviation civile ! Et puis, il y a ce ressortissant d’origine palestinienne, dont la vocation était de charger et de répartir le poids dans le Boeing 727 de l’UTA. Et aussi ce promoteur-actionnaire-partenaire, alias Monsieur fret Afrique. Les kilos en plus, il connaît. C’est son gagne-pain quotidien. Savez-vous où devait se faire l’entretien de l’appareil ? En Afghanistan ! Dur à croire, mais c’est la vérité. Vous me direz que pour un avion-épave ressuscité du désert de Mojave au Nevada, Kaboul ou Kandahar faisaient largement l’affaire. En ce triste jour de Noël 2003, juste avant de passer à table, la sonnerie de mon téléphone retentit : l’avion de l’UTA vient de s’écraser. À bord, nos meilleurs amis, des parents, des femmes, des époux, des cousins, des frères, des sœurs. Le spectacle sur la plage de Fidjrossé était désolant. Rien de pire dans une vie que d’être le témoin d’une pareille catastrophe. J’ai vécu longtemps au Liban et assisté à toutes les guerres. Mais jamais je n’ai vu un spectacle aussi horrible. Les corps à moitié nus gisaient partout. Hommes, femmes, enfants, jeunes, adolescents, vieux, riches, pauvres... Ils étaient tous égaux. Tous victimes de la cupidité humaine. Victimes des largesses de certains politiciens et hommes d’influence. Victimes du système politique au Liban, qui en voulant avantager les uns porte atteinte aux autres. Oui, l’avion de l’UTA transportait de l’argent sale pour certains politiciens et hommes d’affaires véreux libanais. Oui, l’UTA a soudoyé des ministres en Guinée, au Bénin et au Liban pour obtenir les autorisations nécessaires. Oui, certains partis politiques influents au Liban avaient tout intérêt que l’UTA leur serve de moyen pour recevoir de grosses sommes d’argent. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui ont cautionné la fuite du directeur général de la compagnie d’un hôpital proche de l’aéroport de Beyrouth. Tout cela à quel prix ? Au détriment de centaines de victimes dont le seul tort a été d’acheter un billet d’avion ? Que justice soit faite. Le rapport est on ne peut plus clair. Que le tout nouveau ministre de la Justice sévisse. Il connaît bien ce dossier depuis qu’il était procureur général. Le Liban tout entier ainsi que la diaspora attendent avec impatience que les criminels à Freetown, Monrovia, Londres, Abidjan, Cotonou, Lagos et Beyrouth soient livrés à la justice. Et au plus vite. Robert AOUAD Cotonou – Bénin

C’est par ces mots qu’on devrait réagir au rapport du Bureau enquêtes accidents (BEA).
La bête, ce sont les responsables de la compagnie UTA. Il y aussi ce supposé chef d’escale accrédité dans un pays francophone, le Bénin, mais ne sachant ni lire ni écrire le français. On vous laisse imaginer la qualité de ses connaissances dans le domaine de l’aviation civile !
Et puis, il y a ce ressortissant d’origine palestinienne, dont la vocation était de charger et de répartir le poids dans le Boeing 727 de l’UTA. Et aussi ce promoteur-actionnaire-partenaire, alias Monsieur fret Afrique. Les kilos en plus, il connaît. C’est son gagne-pain quotidien.
Savez-vous où devait se faire l’entretien de l’appareil ? En Afghanistan ! Dur à croire, mais c’est la vérité. Vous me direz que pour un avion-épave...