Le directeur général de l’AIEA, l’Égyptien Mohammed el-Baradei, devrait être le seul candidat à sa succession à la tête de l’agence de sûreté nucléaire des Nations unies, mais sa réélection n’est pas assurée. Les candidatures pour la direction de l’Agence internationale de l’énergie atomique seront closes le 31 décembre et, l’an prochain, les 35 membres du conseil des gouverneurs, l’exécutif de l’agence, devront nommer un nouveau directeur général.
Les États-Unis veulent remplacer M. el-Baradei, estimant qu’il n’est pas assez ferme avec l’Iran que Washington accuse de développer l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil, explique-t-on de sources diplomatiques concordantes. Officiellement, Washington affirme qu’il ne souhaite pas voir M. el-Baradei, un diplomate égyptien de 62 ans qui dirige l’AIEA depuis 1997, obtenir un troisième mandat de quatre ans parce que la règle impose aux directeurs des agences de l’Onu de partir au terme de deux mandats. Mais les États-Unis peinent à opposer un « bon candidat » à M. el-Baradei, indique un diplomate occidental, et ils n’ont apparemment pas réussi à convaincre le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer, à se présenter contre lui.
M. el-Baradei bénéficie d’un soutien sans faille du Mouvement des pays non alignés au conseil des gouverneurs et aussi de celui de certains pays européens. Des diplomates siégeant au conseil des gouverneurs ont indiqué qu’ils ne s’attendaient pas à d’autre candidature que celle de M. el-Baradei, qui avait assuré en septembre qu’il souhaitait servir un troisième mandat, car ni les États-Unis ni le Japon n’ont un candidat de rechange.
M. el-Baradei s’était attiré le courroux des États-Unis en mettant en cause les services de renseignements américains, qui affirmaient alors que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive qui n’ont jamais été trouvées. Le directeur général a amassé un important capital de sympathie alors que son agence a été en première ligne dans la lutte contre la prolifération nucléaire chez les « États voyous » – Irak, Iran et Corée du Nord – stigmatisés par Washington. Il a parallèlement mené campagne pour durcir le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qui permet à l’AIEA de contrôler les programmes nucléaires des pays l’ayant signé et ratifié. « Le régime de non-prolifération nucléaire est dans une phase difficile et nous avons besoin d’une direction compétente et professionnelle », a indiqué un diplomate membre du conseil des gouverneurs, qui appuie M. el-Baradei.
Le nouveau directeur général entamera son mandat le 1er décembre 2005, après la ratification de sa nomination par l’assemblée générale de l’AIEA, qui doit se tenir en septembre à Vienne.
Michael ADLER (AFP)
Le directeur général de l’AIEA, l’Égyptien Mohammed el-Baradei, devrait être le seul candidat à sa succession à la tête de l’agence de sûreté nucléaire des Nations unies, mais sa réélection n’est pas assurée. Les candidatures pour la direction de l’Agence internationale de l’énergie atomique seront closes le 31 décembre et, l’an prochain, les 35 membres du conseil des gouverneurs, l’exécutif de l’agence, devront nommer un nouveau directeur général.
Les États-Unis veulent remplacer M. el-Baradei, estimant qu’il n’est pas assez ferme avec l’Iran que Washington accuse de développer l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil, explique-t-on de sources diplomatiques concordantes. Officiellement, Washington affirme qu’il ne souhaite pas voir M. el-Baradei, un diplomate...
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