Rechercher
Rechercher

Actualités

Pétrole Une société russe inconnue s’empare du joyau de Ioukos

Baïkalfinansgroup, une société russe inconnue, mais soupçonnée de représenter les intérêts du Kremlin, a acheté aux enchères hier à Moscou la principale filiale de Ioukos, pour 9,348 milliards de dollars, marquant le début de la fin pour le numéro un du pétrole russe. Surgi de nulle part à la veille de la vente, le groupe financier Baïkal, ignoré des milieux d’affaires à Moscou, est enregistré peu de temps à Tver (Nord-Ouest). C’était l’unique renseignement disponible à son sujet hier soir et l’origine des fonds nécessaires pour finaliser la transaction n’a pas été précisée. Les représentants de Baïkal se sont esquivés immédiatement et les journalistes, qui suivaient les opérations sur un écran dans une salle voisine, n’ont pu les approcher. Baïkal n’affrontait qu’un rival, Gazpromneft, la filiale pétrolière du géant gazier Gazprom, contrôlé par l’État. Gazprom est en train de fusionner avec le pétrolier public Rosneft pour créer le premier groupe énergétique mondial et il semblait logique qu’il achète le joyau de Ioukos, Iouganskneftegaz. Cette vente de 76,79 % des actions de Iouganskneftegaz signe la fin du groupe Ioukos en tant que premier producteur russe de pétrole puisque cette filiale qu’il détenait à 100 % assurait à elle seule 62% de sa production de brut. Un porte-parole de Ioukos, Alexandre Chadrine, a immédiatement réagi en réaffirmant que la vente était « illégale » du point de vue du droit russe et international, « ce qui avait été confirmé par un tribunal indépendant et neutre » – celui de Houston, aux États-Unis. « La compagnie estime que le vainqueur des enchères d’aujourd’hui s’est acheté pour 9 milliards de dollars un sérieux mal de tête », a ajouté M. Chadrine, cité par l’agence Interfax. Mais il s’agit aussi d’un coup très dur pour Ioukos, dont la faillite semble désormais inévitable, a estimé Tim Osborne, le directeur exécutif du holding Menatep qui réunit les principaux actionnaires du groupe pétrolier, dont son ex-patron Mikhaël Khodorkovski, en prison depuis 14 mois. « Je pense qu’il sera très difficile de maintenir Ioukos comme entité viable, alors qu’il doit 27 milliards de dollars au fisc dont 10 milliards seulement viendront de la vente de Iouganskneftegaz », a dit M. Osborne. Quant au mystérieux acheteur, toutes les hypothèses étaient ouvertes hier soir, mais celle d’une société-écran agissant en réalité pour le Kremlin, qui souhaite reprendre le contrôle des ressources énergétiques du pays, était nettement privilégiée.
Baïkalfinansgroup, une société russe inconnue, mais soupçonnée de représenter les intérêts du Kremlin, a acheté aux enchères hier à Moscou la principale filiale de Ioukos, pour 9,348 milliards de dollars, marquant le début de la fin pour le numéro un du pétrole russe. Surgi de nulle part à la veille de la vente, le groupe financier Baïkal, ignoré des milieux d’affaires à Moscou, est enregistré peu de temps à Tver (Nord-Ouest). C’était l’unique renseignement disponible à son sujet hier soir et l’origine des fonds nécessaires pour finaliser la transaction n’a pas été précisée.
Les représentants de Baïkal se sont esquivés immédiatement et les journalistes, qui suivaient les opérations sur un écran dans une salle voisine, n’ont pu les approcher.
Baïkal n’affrontait qu’un rival, Gazpromneft,...