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Athlétisme - Championnats d’Europe de cross-country Maazouzi consolide ses bases à Heringsdorf(photo)

Driss Maazouzi a parfaitement négocié le premier grand rendez-vous de sa saison hivernale qui le conduira jusqu’aux Mondiaux de cross-country en mars chez lui à Saint-Étienne avec une troisième place aux championnats d’Europe, à Heringsdorf. Pour sa première participation aux championnats d’Europe, il monte sur le podium d’une course pas vraiment faite pour lui. À voir sa joie et celle de ses camarades dans la tente, où l’équipe de France se rhabille avant de récupérer la médaille d’or collective et celle de bronze de Maazouzi, on se doute que le Stéphanois est content de son coup. Champion du monde en salle du 1 500 m (2003), médaillé de bronze en plein air en 2001 sur la même distance, le demi-fondeur a réussi à s’accrocher face aux meilleurs du continent sur une distance interminable pour lui : 9 640 m. « Avec 8 km, cela aurait été différent. Là, c’était vraiment trop long pour moi », sourit Maazouzi, qui a laissé filer à 3 000 m de la ligne l’Ukrainien Sergeï Lebid vers un cinquième titre et l’Espagnol Juan Carlos De la Hossa pour assurer le podium. « J’ai travaillé les bases pour Saint-Galmier (aux environs de Saint-Étienne), enchaîne immédiatement Maazouzi qui se lèche déjà les babines en pensant aux Mondiaux 2005 qui auront lieu quasiment sur ses terres en mars prochain. En fait, j’ai fait cet Euro pour travailler entre le 2e et le 3e kilomètre, passage où il ne faudra pas céder aux Mondiaux. » Car si l’opposition sera plus relevée en France, avec la présence des locomotives africaines, qu’elle ne le fut sur les bords de la mer Baltique, Maazouzi aura un atout important en disputant le cross court, qui devrait osciller autour des 4 km, une distance pas loin d’être idéale pour lui. « Ce sera plus court, cela m’ouvre les yeux. D’autant que j’aurai aussi l’expérience de cet Euro. Ce sera très serré, mais je pense que si j’arrive aux Mondiaux sans pépin, je partirai avec un objectif de podium », prédit Maazouzi, qui aura même la chance de reconnaître le parcours dessiné sur un hippodrome. Pour autant, il ne fanfaronne pas, préférant évoquer la troisième place derrière les deux intouchables annoncés, l’Éthiopien Kenenisa Bekele et le Marocain Hicham el-Guerrouj. « Eux, ce sont des coureurs de 5 000 m », reconnaît le Stéphanois de 35 ans, validant la supériorité du champion olympique du 10 000 m et double champion du monde de cross (court et long) depuis trois ans et du double champion olympique d’Athènes (1 500 m et 5 000 m). Alors pour rêver à cette troisième place, Maazouzi a décidé de se donner les moyens en articulant son hiver avec deux cross, « certainement celui du Mans le 16 janvier et un autre avant », et une sortie en salle en février sur 3 000 m, « pour travailler la vitesse ». Et comme ultime preuve de son optimisme et de sa détermination, Maazouzi positive son forfait olympique précoce de l’été dernier. « Avec les JO et une fin de saison en septembre, il m’aurait été impossible de repartir pour (préparer) cet Euro », conclut Maazouzi, qui veut garder ses bases européennes pour faire mieux aux Mondiaux que ses sorties 2002 (10e) et 2003 (14e).

Driss Maazouzi a parfaitement négocié le premier grand rendez-vous de sa saison hivernale qui le conduira jusqu’aux Mondiaux de cross-country en mars chez lui à Saint-Étienne avec une troisième place aux championnats d’Europe, à Heringsdorf. Pour sa première participation aux championnats d’Europe, il monte sur le podium d’une course pas vraiment faite pour lui.

À voir sa joie et celle de ses camarades dans la tente, où l’équipe de France se rhabille avant de récupérer la médaille d’or collective et celle de bronze de Maazouzi, on se doute que le Stéphanois est content de son coup.
Champion du monde en salle du 1 500 m (2003), médaillé de bronze en plein air en 2001 sur la même distance, le demi-fondeur a réussi à s’accrocher face aux meilleurs du continent sur une distance interminable pour lui : 9...