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Actualités - Opinion

Courrier Trop, c’est trop!

Il faisait si bon dans nos salles… Rappelez-vous : c’était il y a plus de trente ans. À l’unique ciné-club de Beyrouth, l’Embassy, nous retrouvions avec bonheur Samir Nasri (trop tôt disparu) et Goux-Pelletan, qui animaient de vraies séances interactives, avec un public enthousiaste et avide de bon cinéma. Films japonais, polonais, yougoslaves, russes, français, anglais ou italiens… déjà, nous étions gâtés! Aujourd’hui, avec plus de cinq ciné-clubs différents par semaine, nous avons droit à une véritable indigestion: nous consommons des films à toute vitesse, nous n’avons plus le temps d’écouter le présentateur (qui a renoncé depuis longtemps à animer!) et encore moins de nous attarder pour une discussion. Nous sommes devenus des cinéphiles blasés et repus… Quant aux salles des circuits Empire, Planète et autres, pour apprécier votre film, il faudra vous emmitoufler dans un pull, même en plein été, pour supporter une climatisation maximum, et ce en toute saison! Je vous conseillerais également de vous munir de boules Quiès pour protéger vos oreilles d’une bande son dont les niveaux de décibels doivent sûrement faire la joie des malentendants. Lorsque, frigorifiée et assourdie, je sors me plaindre au préposé de service, il réplique, la mine étonnée, que je suis la seule à être dérangée…Les Libanais seraient-ils donc devenus si insensibles aux agressions extérieures? De grâce, messieurs, rendez-nous notre plaisir d’antan… Nelly StÉphan- Abdallah Une cinéphile nostalgique

Il faisait si bon dans nos salles… Rappelez-vous : c’était il y a plus de trente ans. À l’unique ciné-club de Beyrouth, l’Embassy, nous retrouvions avec bonheur Samir Nasri (trop tôt disparu) et Goux-Pelletan, qui animaient de vraies séances interactives, avec un public enthousiaste et avide de bon cinéma. Films japonais, polonais, yougoslaves, russes, français, anglais ou italiens… déjà, nous étions gâtés!
Aujourd’hui, avec plus de cinq ciné-clubs différents par semaine, nous avons droit à une véritable indigestion: nous consommons des films à toute vitesse, nous n’avons plus le temps d’écouter le présentateur (qui a renoncé depuis longtemps à animer!) et encore moins de nous attarder pour une discussion. Nous sommes devenus des cinéphiles blasés et repus…
Quant aux salles des circuits...