Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Agriculture : les solutions existent, il suffit d’oser

Monsieur le ministre, Maintenant que nous avons un agriculteur à la tête du ministère de l’Agriculture, il faudrait que le pays agricole en profite pleinement. Dans le J.T. de 20h du 12/11 d’une chaîne locale, il est rapporté que des milliers de caisses de pommes de la récolte 2003 se trouvent toujours stockées dans les entrepôts frigorifiques. Or, dès le printemps 2004, il y avait dans les supermarchés une pénurie de pommes libanaises, de bonne qualité. Au contraire, les étals regorgeaient de pommes d’importation de toutes les variétés et de toutes les couleurs dont des pommes toutes rouges et toutes luisantes dignes de la sorcière dans Blanche-Neige. Aujourd’hui même, les pommes locales de qualité sont rares, alors que la récolte 2004 vient d’être faite. Les pommes d’importation sont agréables à regarder mais sont d’un goût inférieur à nos pommes et sont vendues beaucoup plus chères. Comment expliquer l’absence de nos pommes sur les étals des marchés quand des milliers de caisses restent invendues ? Dernièrement, il y a eu des oranges et des citrons d’importation. Également, toute l’année, nous trouvons sur le marché des bananes étrangères. Nonobstant la stricte interdiction de leur importation. Ne pourrait-on pas verbaliser les commerçants qui les importent et qui les vendent ? Si c’est une tâche herculéenne que d’interdire et de verbaliser, que les droits de douane sur tous les fruits qui concurrencent notre production deviennent prohibitifs. Nous n’avons pas besoin de manger des pommes venant des USA ou de Nouvelle-Zélande, ni des bananes somaliennes ! L’agriculture au Liban se porte en général fort mal, car elle est traditionnellement limitée à des produits qui sont vendus à perte ou bien qui doivent être subventionnés par l’État, comme les betteraves, le blé, le tabac et dernièrement les pommes. Au lieu de planter des pommes de terre dans la Békaa, pourquoi ne pas cultiver le safran, dont le prix de vente est supérieur à celui de l’or ? Également, les pistachiers et le coton seraient très rentables. Nous avons au Liban des microclimats qui nous permettraient de planter par exemple des fruits exotiques. Il y a déjà une ébauche dans cette voie, mais elle est insuffisante. Il y a aussi les cultures biologiques qui sont à la mode aujourd’hui. Ainsi, l’agriculteur s’épargnerait l’achat d’engrais chimiques et de pesticides coûteux et dangereux et vendrait sa production à des prix très attractifs. Quant au projet du barrage sur l’Oronte, où en est-il ? S’il avait été mené à terme, les paysans se seraient épargnés le prix du mazout pour faire fonctionner leurs pompes d’irrigation. Un autre problème, celui de la pollution du Litani et du lac de retenue du Karaoun. Il paraît que leur eau est tellement polluée, qu’elle est impropre à l’irrigation. Il faudrait stopper de toute urgence toutes les sources de pollution, dont celles des usines et celles des égouts. Nous avons les solutions à beaucoup de problèmes. Il faut seulement oser ! Maurice MASSABKY

Monsieur le ministre,
Maintenant que nous avons un agriculteur à la tête du ministère de l’Agriculture, il faudrait que le pays agricole en profite pleinement.
Dans le J.T. de 20h du 12/11 d’une chaîne locale, il est rapporté que des milliers de caisses de pommes de la récolte 2003 se trouvent toujours stockées dans les entrepôts frigorifiques.
Or, dès le printemps 2004, il y avait dans les supermarchés une pénurie de pommes libanaises, de bonne qualité. Au contraire, les étals regorgeaient de pommes d’importation de toutes les variétés et de toutes les couleurs dont des pommes toutes rouges et toutes luisantes dignes de la sorcière dans Blanche-Neige.
Aujourd’hui même, les pommes locales de qualité sont rares, alors que la récolte 2004 vient d’être faite.
Les pommes d’importation sont agréables à...