L’opinion publique en Bulgarie devient de plus en plus hostile à la communauté rom qui est plongée dans la misère, a constaté un rapport de l’Agence bulgare d’analyses sociales publié mercredi. « Les Rom bulgares sont le groupe ethnique le moins populaire : 37 % de la population non rom a une attitude xénophobe à leur égard, et cela s’est aggravé au cours des dernières années », indique ce rapport.
Au dernier recensement de 2001, 366000 personnes se sont déclarées Rom, mais le centre international d’études sur les minorités à Sofia les estime à plus de 600 000.
« Un stéréotype présentant les Rom comme paresseux » et impliqués dans des actes criminels nourrit l’attitude négative à leur égard, a constaté l’étude.
Près de 90% des Rom interrogés déclarent préférer travailler plutôt que de toucher des assurances sociales, mais à peine 20% ont un emploi. 64% vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Un tiers des enfants tziganes d’âge scolaire ne sont jamais allés à l’école et plus d’enfants que d’adultes rom sont illettrés, indique le rapport.
Comparés aux Bulgares de souche et à la minorité turque, les Rom sont le groupe ethnique le plus touché par le chômage, le moins éduqué et vivant massivement dans la misère, conclut le rapport. Le rapport a cité un policier qui a déclaré aux enquêteurs: « Ils volent, violent, pillent mais ne sont que rarement confrontés à une instance judiciaire. Leur excuse préfabriquée est: nous avons faim, nous n’avons pas de travail et nous sommes donc obligés de voler ». « Même à l’époque du communisme, quand tout le monde avait un travail, ils parlaient ainsi. C’est dans leurs veines », a ajouté le policier. « Voici cinq ans, la discrimination était larvée, les gens ne disaient pas ouvertement “Partez, Tziganes”. Aujourd’hui la discrimination est ouverte. Ils nous traitent comme des personnes de deuxième catégorie », indique Gyuner Ahmed, un commerçant rom.
Une raison majeure pour la discrimination des Rom est l’attention que les Rom ont attirée sur eux et les tentatives faites pour leur insertion sociale de la part du gouvernement, des ONG et de la part d’organisations étrangères. « Le complexe anti-Rom a ses racines dans des méfiances mutuelles pour savoir si l’on est toléré par le gouvernement ou des donateurs étrangers », ont observé des chercheurs. Par ailleurs, des analyses démocratiques truquées mettent constamment en garde la Bulgarie en raison de sa population non Rom de 6,5 millions de personnes qui décroît et qui court le danger, selon ces analyses, d’être assimilée par la population rom constamment croissante. « Deux sur trois bébés sont rom », de tels titres de journaux sont apparus en juin citant une étude de l’agence bulgare ASSA-M, qui indique que la population rom n’est pas de 400 000 personnes comme l’indique l’Institut national des statistiques, mais près d’un million.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’opinion publique en Bulgarie devient de plus en plus hostile à la communauté rom qui est plongée dans la misère, a constaté un rapport de l’Agence bulgare d’analyses sociales publié mercredi. « Les Rom bulgares sont le groupe ethnique le moins populaire : 37 % de la population non rom a une attitude xénophobe à leur égard, et cela s’est aggravé au cours des dernières années », indique ce rapport.
Au dernier recensement de 2001, 366000 personnes se sont déclarées Rom, mais le centre international d’études sur les minorités à Sofia les estime à plus de 600 000.
« Un stéréotype présentant les Rom comme paresseux » et impliqués dans des actes criminels nourrit l’attitude négative à leur égard, a constaté l’étude.
Près de 90% des Rom interrogés déclarent préférer travailler plutôt que de...