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Le PM israélien a perdu son « ennemi intime »

Ariel Sharon perd avec le décès de Yasser Arafat un « ennemi intime » qu’il a tour à tour pourchassé, méprisé pour finalement l’isoler pendant ces trois dernières années à Ramallah, en Cisjordanie. Clairement, pour le Premier ministre israélien, un Arafat vivant ne constituait pas un partenaire suffisamment crédible côté palestinien pour mettre en œuvre un quelconque arrangement. Pour M. Sharon, Yasser Arafat, qui a engagé dans les années 1960 la lutte armée contre Israël, est depuis resté le symbole non pas de « la lutte nationale du peuple palestinien » mais « un dangereux terroriste ». Dès cette époque, M. Sharon lui accolera l’étiquette de « terroriste aux mains tachées de sang » qu’il se jurera de ne jamais serrer. Une promesse qu’il tiendra jusqu’au bout. Le florilège d’expressions auxquelles M. Sharon aura recours pour désigner son ennemi juré, en dit long sur leur relation : « assassin », « menteur pathologique », « chien », et enfin « Ben Laden ». Ministre de la Défense du gouvernement de droite de Menahem Begin, il essaiera même de le liquider lors de l’assaut de l’armée israélienne lancé contre les sanctuaires palestiniens du Liban. Il pourchassera Yasser Arafat jusqu’à Beyrouth, jusqu’au moment où un soldat israélien le tiendra dans son viseur. Arafat sera alors sauvé par l’intervention de la communauté internationale. Par la suite, après les accords d’Oslo entre Israël et les Palestiniens, en 1993, Arafat n’a été gratifié que du mépris d’Ariel Sharon en dépit de la nouvelle reconnaissance dont bénéficie le dirigeant palestinien sur la scène internationale. Pour Sharon, il est et demeure un « criminel ».
Ariel Sharon perd avec le décès de Yasser Arafat un « ennemi intime » qu’il a tour à tour pourchassé, méprisé pour finalement l’isoler pendant ces trois dernières années à Ramallah, en Cisjordanie.
Clairement, pour le Premier ministre israélien, un Arafat vivant ne constituait pas un partenaire suffisamment crédible côté palestinien pour mettre en œuvre un quelconque arrangement.
Pour M. Sharon, Yasser Arafat, qui a engagé dans les années 1960 la lutte armée contre Israël, est depuis resté le symbole non pas de « la lutte nationale du peuple palestinien » mais « un dangereux terroriste ».
Dès cette époque, M. Sharon lui accolera l’étiquette de « terroriste aux mains tachées de sang » qu’il se jurera de ne jamais serrer. Une promesse qu’il tiendra jusqu’au bout.
Le florilège d’expressions...