Le Fonds monétaire international a approuvé une première aide d’urgence à l’Irak, alors que le pays est toujours en proie à l’insécurité, un geste essentiel pour décider du sort des 120 milliards de dollars de la dette irakienne.
À la veille de la réunion des ministres des Finances du G7 vendredi à Washington, les administrateurs du FMI ont donné leur feu vert à l’octroi d’un prêt de 436 millions de dollars au titre de l’assistance d’urgence accordée aux pays sortant d’un conflit.
L’aide a été approuvée « comme un signe du soutien du FMI aux efforts de reconstruction de l’Irak d’ici à fin 2005 », selon le communiqué du conseil d’administration du Fonds qui a rappelé que le pays s’efforçait d’organiser des élections démocratiques au début de 2005. Ce geste doit également permettre de soutenir les efforts internationaux « incluant l’allègement de la dette », selon le texte.
Le FMI a promis de surveiller l’utilisation des fonds ainsi débloqués.
Toute la négociation de ce premier programme d’aide a dû se faire en dehors du pays, les rencontres entre responsables irakiens intérimaires, désignés par les Nations unies, et ceux du FMI ayant eu lieu tantôt dans les pays voisins, tantôt à Paris ou en marge de réunions internationales.
La semaine dernière, le Premier ministre Iyad Allaoui, présent à l’Assemblée générale de l’Onu à New York, était venu régler les derniers détails à Washington au siège du FMI.
Condition préalable à l’obtention de cette assistance, le gouvernement irakien intérimaire avait également apuré sa dette de 81 millions de dollars le 22 septembre dernier auprès du Fonds.
Il a aussi versé les arriérés dus sur sa quote-part au budget du Fonds, impayés depuis des années en raison de l’embargo contre le régime de Saddam Hussein qui l’isolait sur la scène financière internationale. Cela lui permettra de demander l’octroi d’un crédit à court terme.
Washington s’est réjoui de la décision du FMI la qualifiant « d’avancée importante dans le cadre du soutien de la communauté internationale à l’Irak ».
« Le gouvernement irakien intérimaire a démontré dans son programme sa capacité et son engagement à poursuivre un programme ambitieux pour renforcer l’économie et créer de meilleures conditions de vie pour le peuple irakien », a précisé le secrétaire au Trésor John Snow.
Mais l’essentiel, selon M. Snow, est que ce geste devrait « permettre de résoudre la question de la dette irakienne d’ici à la fin de l’année ».
On peut se féliciter du «retour de l’Irak dans la communauté financière internationale», soulignait-on hier au FMI, ajoutant que c’était là une condition nécessaire pour ce pays s’il voulait obtenir l’allègement de sa dette auprès des membres du Club de Paris et d’autres crédits de la part des organisations multilatérales.
Au sein de ce club des principaux créanciers de Bagdad, les États-Unis et le Royaume-Uni plaident pour une réduction immédiate de 95 % de la dette. La France, l’Allemagne et la Russie penchent plutôt pour 50 %. Le Japon et l’Italie affichent des positions intermédiaires.
Sur les 120 milliards de dollars de la dette irakienne, les pays du Club de Paris en détiennent quelque 40 milliards (intérêts compris), la majorité étant détenue par des pays de la région, en premier lieu l’Arabie saoudite.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Fonds monétaire international a approuvé une première aide d’urgence à l’Irak, alors que le pays est toujours en proie à l’insécurité, un geste essentiel pour décider du sort des 120 milliards de dollars de la dette irakienne.
À la veille de la réunion des ministres des Finances du G7 vendredi à Washington, les administrateurs du FMI ont donné leur feu vert à l’octroi d’un prêt de 436 millions de dollars au titre de l’assistance d’urgence accordée aux pays sortant d’un conflit.
L’aide a été approuvée « comme un signe du soutien du FMI aux efforts de reconstruction de l’Irak d’ici à fin 2005 », selon le communiqué du conseil d’administration du Fonds qui a rappelé que le pays s’efforçait d’organiser des élections démocratiques au début de 2005. Ce geste doit également permettre...