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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Le pessimisme sur les taux US a soutenu l’euro

L’euro a progressé face au dollar hier sur les marchés des changes alors que le billet vert faisait les frais du repositionnement des investisseurs qui semblent dorénavant tabler sur un statu quo monétaire aux États-Unis d’ici à la fin de l’année. La monnaie unique, qui avait reculé la veille jusqu’à 1,2225 $, s’est vivement reprise hier jusqu’à 1,2335 $ sur des rachats de découvert avant de buter sur le seuil de résistance de 1,23 $. Elle a profité de l’augmentation des demandes d’allocations chômage aux États-Unis de 14 000 la semaine dernière par rapport à la précédente, pour totaliser 350 000. Ce chiffre, largement supérieur aux attentes des économistes qui tablaient sur 338 000 demandes initiales, a ainsi pesé sur le dollar dans la mesure où l’évolution du marché US du travail gouverne l’orientation future de la politique monétaire de la Fed. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre du Conference Board que l’indice composite des principaux indicateurs économiques US, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois, a reculé de 0,3 % en août, comme en juillet, pour le 3e mois consécutif, laissant craindre un ralentissement conjoncturel entravant toute perspective d’une nouvelle hausse des taux par la Fed. Ce sentiment a été renforcé par la publication, hier, d’une étude selon laquelle la hausse des cours du pétrole devrait coûter de 0,5 à 0,6 point en pourcentage au PIB américain. Cela étant, les opérateurs ont passé outre hier à la remontée de l’inflation en France de 0,3 % en août sur juillet et de 2,4 % en rythme annuel ainsi qu’à la baisse de 0,3 % des ventes de détail en Italie en juillet, et ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de change au profit de l’euro. Celui-ci est parvenu ainsi à recouvrer une bonne partie du terrain qu’il avait abandonné la veille, se négociant finalement à New York sur un ton ferme à 1,2275 $ contre 1,2255 $ mercredi, en hausse de 0,16 %. Les Bourses plombées par le pétrole La Bourse US a affiché une tendance mitigée au lendemain de sa forte hausse, alors que le niveau élevé des cours pétroliers continuait à inquiéter les investisseurs malgré les promesses de la Maison-Blanche de puiser dans les réserves stratégiques des États-Unis. De plus, les mauvais chiffres sur l’économie US publiés hier ont également pesé sur la tendance. Pourtant, le règlement à l’amiable de la double enquête sur une fraude comptable dont faisait l’objet Computer Associates a soutenu la Bourse électronique Nasdaq. Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé dans le rouge, tirées vers le bas par les valeurs automobiles et d’aviation qui souffraient toujours de la flambée du pétrole. Les valeurs financières étaient également à la traîne, déprimées par les piètres performances de plusieurs grandes banques US. Les valeurs technologiques n’ont pas fait mieux, aggravant leurs pertes de la veille après que Goldman Sachs eut abaissé ses prévisions de bénéfices pour la plupart des sociétés européennes de semi-conducteurs. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée avec la baisse de ses actions A de 7,43 $ à 7,42 $ et la hausse de ses actions B de 7,25 $ à 7,43 $. Élie KAHWAGI


L’euro a progressé face au dollar hier sur les marchés des changes alors que le billet vert faisait les frais du repositionnement des investisseurs qui semblent dorénavant tabler sur un statu quo monétaire aux États-Unis d’ici à la fin de l’année. La monnaie unique, qui avait reculé la veille jusqu’à 1,2225 $, s’est vivement reprise hier jusqu’à 1,2335 $ sur des rachats de découvert avant de buter sur le seuil de résistance de 1,23 $. Elle a profité de l’augmentation des demandes d’allocations chômage aux États-Unis de 14 000 la semaine dernière par rapport à la précédente, pour totaliser 350 000. Ce chiffre, largement supérieur aux attentes des économistes qui tablaient sur 338 000 demandes initiales, a ainsi pesé sur le dollar dans la mesure où l’évolution du marché US du travail gouverne...