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ENVIRONNEMENT Kyoto : l’Europe perd une manche avant la réunion de Buenos Aires

Les Européens ont perdu hier une manche dans la bataille qu’ils mènent pour faire entrer en vigueur le protocole de Kyoto avant la prochaine conférence de négociations sur le changement climatique, prévue à Buenos Aires du 6 au 17 décembre. Depuis le refus en 2001 des États-Unis de ratifier Kyoto, Moscou contrôle la survie du protocole qui impose aux pays industriels des réductions d’émissions de gaz à effet de serre comme le CO2. Les règles de ratification du traité donnent en effet un poids décisif aux gros pollueurs. Moscou avait jusqu’au 6 septembre pour notifier son feu vert à l’Onu et sortir ainsi, à l’occasion de la réunion de Buenos Aires, les négociations climatiques de l’ornière. « C’est vrai que nous avions calculé que s’ils déposaient leur instrument de ratification le 6 septembre, le protocole serait entré en vigueur le 5 décembre (compte tenu d’un délai d’enregistrement de 90 jours ) et Buenos Aires aurait été la première conférence de mise en œuvre de Kyoto », observe le plus haut responsable de l’Onu pour le climat, Joke Waller-Hunter (Pays-Bas). « Mais il n’y a aucune échéance formelle », insiste-t-elle. « Je n’exclus pas que la Russie dépose son instrument de ratification avant Buenos Aires, ce serait un beau cadeau d’anniversaire », ajoute-t-elle dans une référence au 10e anniversaire d’une Convention de l’Onu dont Kyoto est le rejeton. Les services de la Commissaire européenne à l’Environnement, Margot Wallstroem, ont pour leur part décliné tout commentaire. Le président Vladimir Poutine, de qui dépend de facto le sort du protocole, fait souffler le froid et le chaud sur ses intentions depuis deux ans. Il a d’abord annoncé en septembre 2002 « avoir l’intention de ratifier » Kyoto sans fixer d’échéance. Un an plus tard, il est revenu en arrière en promettant seulement d’« examiner minutieusement la question » et de prendre une décision pour ou contre, le jour venu, « en conformité avec les intérêts nationaux de la Russie ». Le 21 mai, lors du dernier sommet avec l’Union européenne, il a promis d’« accélérer le mouvement vers la ratification du protocole de Kyoto » après avoir obtenu de l’UE la signature d’un protocole d’accord sur l’entrée de la Russie dans l’Organisation mondiale du commerce. Depuis lors, le débat fait rage à Moscou entre adversaires et défenseurs du protocole.
Les Européens ont perdu hier une manche dans la bataille qu’ils mènent pour faire entrer en vigueur le protocole de Kyoto avant la prochaine conférence de négociations sur le changement climatique, prévue à Buenos Aires du 6 au 17 décembre. Depuis le refus en 2001 des États-Unis de ratifier Kyoto, Moscou contrôle la survie du protocole qui impose aux pays industriels des réductions d’émissions de gaz à effet de serre comme le CO2. Les règles de ratification du traité donnent en effet un poids décisif aux gros pollueurs. Moscou avait jusqu’au 6 septembre pour notifier son feu vert à l’Onu et sortir ainsi, à l’occasion de la réunion de Buenos Aires, les négociations climatiques de l’ornière. « C’est vrai que nous avions calculé que s’ils déposaient leur instrument de ratification le 6 septembre, le...