Joumblatt : À croire que l’époque
du Mandat était meilleure...
le 03 septembre 2004 à 00h00
Très applaudi par les participants, Walid Joumblatt a d’abord stigmatisé les ingérences américaine et française dans les affaires libanaises, estimant que « cela n’aidera pas la cause des démocrates et la libanisation du conflit et de l’élection ». « Je suis étonné de cette stupidité diplomatique, mais aussi de cette bêtise qui a conduit la France à se ranger aux côtés des États-Unis face à la cause arabe. D’autant que la France a pris position contre l’invasion de l’Irak, pour la cause palestinienne, et a protégé la Résistance. C’est un coup étrange de stupidité qui nous a conduit là où nous sommes », a-t-il dit.
Condamnant l’internationalisation du conflit, il a souhaité que « les campagnes d’accusation de traîtrise dirigées par les “dactylos” et auxquelles nous nous sommes habitués ne se mettent pas de nouveau en marche ». Walid Joumblatt a ensuite rappelé les positions qu’il a exprimées sans relâche depuis l’an 2000 : repositionnement des forces syriennes, protection de la Résistance, relations libano-syriennes basées sur la confiance, et fin les relations particulières qui ont paralysé les relations naturelles entre les deux pays. « C’est encore mon avis et je le maintiens. Il nous faut des relations objectives et saines, comme cela a été le cas pour la France et l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. À l’issue de trois guerres féroces, les relations se sont stabilisées à travers une entente économique qui s’est traduite par une union douanière. Tout le monde se souvient qu’une telle union existait entre le Liban et la Syrie sous le Mandat. Mais il semble que l’époque du Mandat ait été meilleure que l’ère actuelle. Cela est étrange », a-t-il indiqué. « Quant à la manière de sortir de la crise de l’internationalisation et des campagnes de trahison, je conseille à ceux qui sont responsables actuellement de la décision libanaise de conseiller à leur tour au président Lahoud de renoncer à l’amendement. Nous le remercierons tous de nous avoir sorti du piège de l’internationalisation et de l’amendement, au profit de la préservation des libertés et de la Constitution. Je souhaite que l’inspiration vienne d’un endroit quelconque durant les prochaines 24h, pour éviter davantage de complications », a-t-il ajouté, condamnant enfin les menaces israéliennes contre la Syrie.
Très applaudi par les participants, Walid Joumblatt a d’abord stigmatisé les ingérences américaine et française dans les affaires libanaises, estimant que « cela n’aidera pas la cause des démocrates et la libanisation du conflit et de l’élection ». « Je suis étonné de cette stupidité diplomatique, mais aussi de cette bêtise qui a conduit la France à se ranger aux côtés des États-Unis face à la cause arabe. D’autant que la France a pris position contre l’invasion de l’Irak, pour la cause palestinienne, et a protégé la Résistance. C’est un coup étrange de stupidité qui nous a conduit là où nous sommes », a-t-il dit.
Condamnant l’internationalisation du conflit, il a souhaité que « les campagnes d’accusation de traîtrise dirigées par les “dactylos” et auxquelles nous nous sommes...
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