Les appels à la libération des deux journalistes français enlevés en Irak se multipliaient hier à l’approche de la fin du délai donné par les ravisseurs, des parties arabes de tous bords, radicales comme modérées, demandant de les épargner.
« J’exhorte tout le monde à en finir avec cette affaire le plus rapidement possible afin de nous épargner des conséquences dont nous pouvons nous passer », a dit le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa à l’issue d’un entretien au Caire avec le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier. Al-Jazira, qui se contente d’habitude de diffuser les vidéos des preneurs d’otages, a réclamé dans un communiqué la « libération immédiate » des deux reporters. L’Union des journalistes arabes et le syndicat des journalistes égyptiens ont également dénoncé « les agressions contre les journalistes irakiens et les correspondants étrangers en Irak ».
En Jordanie, plusieurs voix se sont élevées contre ce rapt. La porte-parole du gouvernement Asma Khodr a estimé que de tels actes ne servent « ni les causes des Arabes ni des musulmans ». Les journaux locaux ont de leur côté affirmé que la France était un pays ami de ces causes. Le quotidien progouvernemental al-Raï a publié une caricature montrant quatre hommes masqués devant une plume muselée avec une légende : « Non à la stupidité politique. Attention, la France n’a pas pris part à l’agression contre l’Irak ».
À Djeddah, en Arabie saoudite, le secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) Abdelwahed Belkeziz a estimé que le rapt des journalistes était « préjudiciable à l’islam et aux musulmans ».
Même les mouvements islamistes radicaux ont condamné l’enlèvement. Mohammed al-Hindi, un des principaux chefs du mouvement radical palestinien Jihad islamique, a appelé les ravisseurs des deux Français à les libérer car « ils sont des amis du peuple palestinien et ont visité la Palestine plusieurs fois ». Il a estimé que « la question du voile ne se règle pas de cette manière, surtout que la position de la France sur l’occupation américaine de l’Irak s’est démarquée de celle des autres Européens ».
Le directeur de l’Observatoire islamique, basé à Londres, a, pour sa part appelé à la libération des journalistes pour « servir l’islam ».
Le Conseil des ambassadeurs des pays arabes en France s’est également déclaré « unanimement solidaire » avec Paris, alors que l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) exhortait les ravisseurs irakiens à libérer les deux journalistes.
Les appels à la libération des deux journalistes français enlevés en Irak se multipliaient hier à l’approche de la fin du délai donné par les ravisseurs, des parties arabes de tous bords, radicales comme modérées, demandant de les épargner.
« J’exhorte tout le monde à en finir avec cette affaire le plus rapidement possible afin de nous épargner des conséquences dont nous pouvons nous passer », a dit le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa à l’issue d’un entretien au Caire avec le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier. Al-Jazira, qui se contente d’habitude de diffuser les vidéos des preneurs d’otages, a réclamé dans un communiqué la « libération immédiate » des deux reporters. L’Union des journalistes arabes et le syndicat des journalistes égyptiens ont également...
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