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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Dollar et Bourses dominés par des facteurs géopolitiques

L’euro a reculé face au dollar hier sur les marchés des changes, faisant même une brève incursion sous le seuil de 1,23 $ (à 1,2275 $), alors qu’en l’absence d’indicateurs aux États-Unis, les opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions en faveur du billet vert à la lumière des développements politiques en Irak. À cet égard, les investisseurs se sont montrés un peu rassurés par les nouvelles selon lesquelles les miliciens de Moqtada Sadr auraient accepté de remettre les clés du mausolée de l’imam Ali à Najaf aux représentants de l’ayatollah Sistani, dans la mesure où ce geste est censé mettre fin au bras de fer entre Américains et intégristes chiites en Irak. Plus tôt dans la matinée, le dollar avait beaucoup souffert de l’intensification des combats autour de Najaf qui avaient fait monter les prix pétroliers à de nouveaux records historiques, permettant à l’euro de progresser jusqu’à 1,2380 $. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre d’Eurostat que la zone euro a enregistré un excédent commercial de 8,7 mds EUR en juin, après 7,8 mds EUR en mai, pendant que le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, laissait entendre que la croissance économique en 2004 dans cette zone devrait être plus forte que l’objectif de 1,7 % prévu au printemps dernier par la Commission européenne. De plus, l’euro avait trouvé appui aussi dans l’annonce par l’Insee que le PIB français a crû de 0,8 % au 2e trimestre par rapport au 1er grâce à l’accélération des investissements des entreprises (+2,2 %), de la consommation des ménages (+1,6 %) et des exportations (+1,1 %). Par la suite, la tendance de la monnaie unique a été partagée après que la BCE eut fait savoir que la balance des comptes courants dans la zone euro a enregistré en juin un déficit de 500 mls EUR après un excédent de 6 mds EUR en mai, malgré des entrées nettes de capitaux de 20,6 mds EUR contre des sorties nettes de 25,6 mds EUR pendant la même période. Finalement, ce sont les considérations géopolitiques liées à l’évolution de la situation en Irak qui ont prévalu sur les marchés, privilégiant le dollar sur les autres grandes monnaies et faisant négocier l’euro à New York à 1,2310 $ contre 1,2370 $ la veille, en baisse de 0,49 %. La Bourse US s’est également orientée à la hausse après une ouverture mitigée en raison de la situation inquiétante en Irak. Elle a été soutenue ensuite par la baisse des tensions à Najaf alors que l’expiration d’options hier à Wall Street donnait une impulsion au marché. En outre, l’engouement pour Google et la chasse aux bonnes affaires dans le secteur de l’aviation ont aussi aidé la cote à se reprendre. En revanche, les Bourses européennes ont pour la plupart terminé en baisse, déprimées par les nouveaux records des prix du pétrole. Bien que ce développement ait soutenu les sociétés productrices (Total, Shell, BP...), il n’a pas tardé à peser sur les fabricants automobiles et les compagnies d’aviation. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a encore une fois mené le jeu, tirant la cote vers le bas avec la rechute de actions A et B de 7,78 $ et de 7,77 $ respectivement à 7,63 $ sur des prises de bénéfices. Élie KAHWAGI

L’euro a reculé face au dollar hier sur les marchés des changes, faisant même une brève incursion sous le seuil de 1,23 $ (à 1,2275 $), alors qu’en l’absence d’indicateurs aux États-Unis, les opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions en faveur du billet vert à la lumière des développements politiques en Irak. À cet égard, les investisseurs se sont montrés un peu rassurés par les nouvelles selon lesquelles les miliciens de Moqtada Sadr auraient accepté de remettre les clés du mausolée de l’imam Ali à Najaf aux représentants de l’ayatollah Sistani, dans la mesure où ce geste est censé mettre fin au bras de fer entre Américains et intégristes chiites en Irak. Plus tôt dans la matinée, le dollar avait beaucoup souffert de l’intensification des combats autour de Najaf qui avaient...