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L’armée américaine, pilier de la FMN, au risque d’accroître l’hostilité irakienne

La décision polonaise de céder aux Américains le contrôle de deux provinces du centre de l’Irak révèle la faiblesse de la Force multinationale (FMN), qui repose quasi exclusivement sur l’armée américaine, au risque d’accroître l’hostilité des Irakiens, estimaient hier des experts. La Pologne a remis lundi le contrôle aux Américains de la province chiite de Najaf et de celle voisine de Qadissiyah, officiellement sur ordre du général George Casey, à la tête de la Force multinationale. Varsovie continue cependant de superviser trois autres provinces irakiennes. « Tous les pays membres de la FMN se sont déclarés prêts à remplir toutes missions et opérations à l’exception d’opérations offensives. C’est pourquoi ce changement a été effectué », a indiqué la force polonaise dans un communiqué. La ville de Najaf est en effet le théâtre, depuis le 5 août, d’intenses combats opposant les miliciens du chef radical chiite Moqtada Sadr aux forces américaines venues en appui aux policiers irakiens. Fin avril, les Polonais avaient également cédé, pendant un mois, le contrôle de ces deux provinces lors d’affrontements entre la coalition et l’Armée du mehdi de Moqtada Sadr, qui s’étaient terminés par la conclusion d’une trêve. « Une présence multinationale est très importante parce que plus il y a aura de pays qui participent à la force, plus cette force aura de légitimité et sera acceptée par la population locale », a déclaré Hussein Sinjari, président de l’Institut irakien pour la démocratie. « Au lieu de quoi, le sentiment d’une domination américano-britannique se renforce », dit-il. Allié-clef de Washington depuis le début de la guerre en Irak, la Pologne souhaite réduire de 2 500 à environ 1 500 soldats son contingent en Irak début 2005. L’Ukraine, qui compte quelque 1 650 soldats dans la province chiite de Wassit (Centre-Est), a également déclaré qu’elle prévoyait de réduire ses effectifs. Cette perspective est très loin de réjouir Washington après le retrait d’Irak il y a quelques mois des 1 430 soldats espagnols, et les réticences, voire le refus, de pays arabes ou musulmans de se joindre à la FMN.

La décision polonaise de céder aux Américains le contrôle de deux provinces du centre de l’Irak révèle la faiblesse de la Force multinationale (FMN), qui repose quasi exclusivement sur l’armée américaine, au risque d’accroître l’hostilité des Irakiens, estimaient hier des experts. La Pologne a remis lundi le contrôle aux Américains de la province chiite de Najaf et de celle voisine de Qadissiyah, officiellement sur ordre du général George Casey, à la tête de la Force multinationale. Varsovie continue cependant de superviser trois autres provinces irakiennes. « Tous les pays membres de la FMN se sont déclarés prêts à remplir toutes missions et opérations à l’exception d’opérations offensives. C’est pourquoi ce changement a été effectué », a indiqué la force polonaise dans un communiqué. La...