Saddam Hussein passe
son 67e anniversaire en captivité
(photo)
le 29 avril 2004 à 00h00
Saddam Hussein passait hier son 67e anniversaire en captivité après avoir été le maître absolu de l’Irak, mais certains de ses partisans continuent de se battre contre les occupants même si des milliers d’autres s’apprêtent à réintégrer l’Administration.
Le sort de l’ancien dictateur dépend désormais de la justice et, hasard ou coïncidence, le captif des Américains a reçu à la veille de son anniversaire une visite du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans son lieu de détention tenu secret.
Plus d’un an après sa chute, l’ex-raïs continue de fasciner ou de provoquer la révulsion dans un pays plongé dans l’anarchie et que près de 150 000 soldats de la coalition dirigée par les États-Unis n’arrivent pas à stabiliser. « Le monde produit rarement une aussi grande personnalité », affirme un nostalgique de l’ancien régime, Kifah Kazzal, commerçant de Bagdad, avant de s’acharner sur les « traîtres venus prendre sa place à bord des chars des occupants », une référence aux membres de l’exécutif irakien.
Saddam Hussein, diabolisé par l’Administration américaine, décrit comme un bourreau de son peuple et qui constitue une menace pour la stabilité régionale, n’a pas que des détracteurs dans l’Irak libéré de sa dictature. Des centaines d’étudiants de Mossoul, la grande ville du nord où il reste populaire, ont manifesté hier pour dire leur attachement au drapeau qui porte son empreinte, les mots d’Allah Akbar qu’il y a écrits de sa main en 1991.
Saddam Hussein n’a évidemment aucune faveur dans les nouveaux milieux politiques qui dénoncent, à l’instar d’Adnane al-Assadi, numéro deux du parti chiite Dawa, sa République « de la peur ». « La sécurité du temps de Saddam Hussein était le résultat de la peur, la même peur qu’inspirent à des degrés divers des régimes arabes d’aujourd’hui », note cet homme politique qui a été longtemps forcé à l’exil et dont trois des frères ont été exécutés sous l’ancien régime. « Tout Irakien avait peur des visiteurs de la nuit et le fait d’entendre une sonnerie à la porte peut signifier une disparition. Aujourd’hui, la peur s’est évanouie sauf pour ceux qui combattent les forces américaines », dit-il. « On n’a plus besoin d’un symbole comme celui que dépeignait sous les traits de Saddam Hussein sa machine de propagande. Chaque Irakien doit être son propre symbole dans l’Irak démocratique que nous tentons de bâtir », souligne de son côté Hachem Zini, psychiatre et directeur d’hôpital.
Saddam Hussein passait hier son 67e anniversaire en captivité après avoir été le maître absolu de l’Irak, mais certains de ses partisans continuent de se battre contre les occupants même si des milliers d’autres s’apprêtent à réintégrer l’Administration.
Le sort de l’ancien dictateur dépend désormais de la justice et, hasard ou coïncidence, le captif des Américains a reçu à la veille de son anniversaire une visite du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans son lieu de détention tenu secret.
Plus d’un an après sa chute, l’ex-raïs continue de fasciner ou de provoquer la révulsion dans un pays plongé dans l’anarchie et que près de 150 000 soldats de la coalition dirigée par les États-Unis n’arrivent pas à stabiliser. « Le monde produit rarement une aussi grande personnalité »,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.