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Dopage : un scandale perturbe la sélection australienne

Le Comité olympique australien (AOC) a décidé de geler la composition de la sélection pour les Jeux olympiques d’Athènes (13-29 août) dans l’attente des procédures engagées après la révélation d’un scandale de dopage. Deux des postulants à l’or olympique en cyclisme sur piste (vitesse), tous deux anciens champions du monde, Sean Eadie et Jobie Dajka, figurent parmi les sélectionnables qui risquent de rester au pays s’ils ne font pas la preuve que les accusations portées contre eux sont infondées. Une haltérophile, Caroline Pileggi, et l’ex-champion du monde juniors de cyclisme sur piste, Mark French, ont, eux, d’ores et déjà été écartés définitivement. Le mois dernier, French a été suspendu deux ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour usage de substance interdite. L’AOC l’a pour sa part interdit à vie des Jeux olympiques. C’est lui qui, lors de l’enquête, a mis en cause Eadie et Dajka ainsi que trois autres coureurs, Graeme Brown, Shane Kelly et Brett Lancaster, également pressentis pour Athènes. Dans ce contexte, l’AOC a pris une série de mesures préventives dont la dernière a été, mardi, d’interdire aux sélectionnés potentiels de se faire la moindre injection sans autorisation préalable. « Tout athlète qui veut utiliser des vitamines, des compléments alimentaires ou un quelconque médicament sous forme d’injection » doit auparavant obtenir l’autorisation du médecin en chef de l’équipe, a déclaré le président de l’AOC, John Coates. Des centaines de noms Champion du monde 2002 de sprint et médaillé de bronze en vitesse par équipes aux JO-2000, Eadie, 35 ans, a été accusé lundi par sa fédération et l’AOC de trafic de produits dopants. Les douanes avaient auparavant révélé l’interception, il y a cinq ans, d’un colis en provenance de San Diego (États-Unis, Californie) adressé à Eadie et contenant des produits interdits (hormones de croissance). La loi empêchait alors les douanes de divulguer ces informations, mais les textes juridiques ont, depuis, changé. Hier, l’AOC a annoncé avoir demandé aux douaniers de vérifier qu’aucun des sportifs membres des sélections olympiques australiennes 2000, 2002 et 2004 n’apparaissait dans leur banque de données de personnes impliquées dans un trafic de produits interdits. « Des centaines » de noms sont concernés, y compris des membres de l’encadrement, a indiqué à l’AFP un porte-parole des douanes, Simon Latimer, reconnaissant qu’il ne s’agissait pas d’une enquête en profondeur. « Nous n’avons pas le temps ni les moyens de le faire dans un délai si bref », a-t-il expliqué. Cette enquête rappelle celle visant le laboratoire californien Balco, qui a mis au point et distribué des produits dopants comme la tétrahydrogestrinone (THG), un stéroïde de synthèse initialement conçu pour être indétectable lors des contrôles antidopage. D’après Coates, les enquêteurs américains sont d’ailleurs très intéressés par l’affaire Eadie car l’expéditeur californien mentionné dans l’enquête australienne ne leur est « pas inconnu ».
Le Comité olympique australien (AOC) a décidé de geler la composition de la sélection pour les Jeux olympiques d’Athènes (13-29 août) dans l’attente des procédures engagées après la révélation d’un scandale de dopage.
Deux des postulants à l’or olympique en cyclisme sur piste (vitesse), tous deux anciens champions du monde, Sean Eadie et Jobie Dajka, figurent parmi les sélectionnables qui risquent de rester au pays s’ils ne font pas la preuve que les accusations portées contre eux sont infondées. Une haltérophile, Caroline Pileggi, et l’ex-champion du monde juniors de cyclisme sur piste, Mark French, ont, eux, d’ores et déjà été écartés définitivement.
Le mois dernier, French a été suspendu deux ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour usage de substance interdite. L’AOC l’a pour sa...