Pour la première fois depuis 1995, la France ne présentera aucun représentant en quart de finale du tournoi de Monte-Carlo. Fabrice Santoro, dernier tricolore en course, n’a pu éviter, hier, l’élimination face à David Nalbandian (n° 7). Le Varois, 76e mondial, a été balayé par l’Argentin 6-3, 6-2 (en 1h19). Courageux, Santoro a repoussé trois balles de match à 1-5 au deuxième set, mais il a cédé sur la quatrième. « Je l’avais battu en indoor à Madrid en octobre 2002, mais à l’époque, je jouais le meilleur tennis de ma carrière, a dit Fabrice Santoro. Sur terre battue, c’est différent. Face à un joueur aussi complet, c’est dur pour moi d’imposer mon jeu. Je suis plutôt satisfait de mon niveau de jeu mais il me manque encore des victoires et de la confiance. Mais d’ici à Roland Garros, je sais que je vais monter en puissance. »
Fabrice Santoro voit un avenir brillant à David Nalbandian. Mais pas forcément sur terre battue. « Je trouve qu’il est un peu juste pour gagner Monte-Carlo ou Roland Garros. Mais, à mes yeux, il a l’étoffe d’un numéro 1 mondial. S’il n’avait pas été victime d’une erreur d’arbitrage en demi-finale de l’US Open (NDLR :face à Andy Roddick), il ne serait pas loin du compte. Au contraire de ses compatriotes, il n’est pas qu’un spécialiste de terre battue. Il peut bien jouer sur toutes les surfaces. »
Comme beaucoup de Français, Fabrice Santoro prendra part la semaine prochaine au Challenger d’Aix-en-Provence.
Marat Safin déborde
d’appétit
Marat Safin attaque la saison sur terre battue avec un appétit vorace. Finaliste malheureux la semaine dernière à Estoril, le Russe a tranquillement décroché hier son ticket pour les quarts en maîtrisant le redoutable service de l’Australien Wayne Arthurs (6-4, 6-2 en 1h07). « Wayne est extrêmement dur, à jouer sur gazon ou sur dur mais sur terre battue, c’est autre chose. Il a bien servi, mais pour lui, c’est vraiment trop lent. » Absent l’an dernier en raison d’une blessure au poignet, Safin, 25e mondial – mais 3e de l’ATP Champions Race après sa finale à l’Open d’Australie –, égale ainsi sa meilleure performance sur le Rocher. En 2002, le Russe avait en effet été battu sur le fil en quart de finale par Carlos Moya. Vendredi, il trouvera sur sa route un autre Espagnol, Alberto Martin, tombeur de l’Argentin Agustin Calleri. « On me promettait des Argentins, mais il va encore falloir attendre, a souligné Marat Safin. Là, je viens d’affronter deux joueurs offensifs (NDLR : Max Mirnyi et Arthurs). C’est mieux de se qualifier de cette manière que d’accomplir des kilomètres face aux Argentins et aux Espagnols. »
En tout cas, grâce à ses belles performances, l’ancien numéro 1 mondial est assuré d’obtenir un statut de tête de série plus conforme à son talent. Le Russe n’a pas de coach attitré à Monte-Carlo, mais il a confirmé qu’il débuterait un « essai de plusieurs semaines » avec le Suédois Peter Lundgren, l’ancien coach de Roger Federer, à partir du tournoi de Barcelone, qui débute lundi.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pour la première fois depuis 1995, la France ne présentera aucun représentant en quart de finale du tournoi de Monte-Carlo. Fabrice Santoro, dernier tricolore en course, n’a pu éviter, hier, l’élimination face à David Nalbandian (n° 7). Le Varois, 76e mondial, a été balayé par l’Argentin 6-3, 6-2 (en 1h19). Courageux, Santoro a repoussé trois balles de match à 1-5 au deuxième set, mais il a cédé sur la quatrième. « Je l’avais battu en indoor à Madrid en octobre 2002, mais à l’époque, je jouais le meilleur tennis de ma carrière, a dit Fabrice Santoro. Sur terre battue, c’est différent. Face à un joueur aussi complet, c’est dur pour moi d’imposer mon jeu. Je suis plutôt satisfait de mon niveau de jeu mais il me manque encore des victoires et de la confiance. Mais d’ici à Roland Garros, je sais que...