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Société La seconde mutinerie des « révoltés du Bounty » échoue

La justice de l’île britannique de Pitcairn a débouté hier des descendants des « révoltés du Bounty », toujours aussi irréductibles, qui ont refusé en vain de reconnaître l’autorité de la couronne afin d’échapper à des accusations d’agressions sexuelles. L’an dernier, un magistrat britannique avait formellement engagé des poursuites à l’encontre de 13 habitants de Pitcairn pour viol, agressions sexuelles contre des adolescentes et comportement indécent envers un enfant de moins de 14 ans. Sept d’entre eux ont été inculpés tandis que six autres, qui se trouveraient en Nouvelle-Zélande, doivent être extradés. Selon la loi britannique, ils doivent faire l’objet dans un premier temps d’une extradition avant de pouvoir comparaître devant un tribunal chez eux. Dans le cadre de cette procédure, la cour suprême de Pitcairn, formée de juges de Nouvelle-Zélande et qui siégeait pour la seconde fois de son histoire hier, a débouté une requête des six hommes, qui contestaient la légitimité des poursuites au motif que Pitcairn – dernier vestige de l’Empire britannique dans le Pacifique Sud – n’était en fait pas britannique. Leur avocat, Paul Dacre, basé à Auckland, avait souligné, lors d’une précédente audience, que ses clients étaient des descendants de marins qui se sont soustraits à l’autorité britannique en 1789 durant la mutinerie du Bounty. Selon lui, ces mutins, que l’histoire a baptisés les « révoltés du Bounty » et qui se sont installés sur l’île de Pitcairn, n’ont jamais renoncé à leur indépendance. En 1789, emmenés par Fletcher Christian, les « révoltés du Bounty » ont jeté par-dessus bord leur capitaine, William Bligh, et se sont installés à Pitcairn avec six hommes et 12 femmes d’origine polynésienne ainsi qu’une petite fille. Ils ont mis le feu à leur navire et ont vécu 18 ans sans aucun contact avec le monde extérieur. Pitcairn, qui se situe à 2 160 kilomètres au sud-est de Tahiti, à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et Panama, est aujourd’hui peuplée d’une cinquantaine d’habitants. Dans ses attendus, la cour suprême a indiqué qu’il n’y avait pas de raison « de douter de l’autorité des lois étendues à Pitcairn » où s’était établie et développée une colonie britannique. « Nous concluons que l’authenticité internationale d’une gouvernance britannique n’est pas remise en cause par l’argument que la légitimité de son instauration à Pitcairn contient un vice de forme », ont indiqué les juges.
La justice de l’île britannique de Pitcairn a débouté hier des descendants des « révoltés du Bounty », toujours aussi irréductibles, qui ont refusé en vain de reconnaître l’autorité de la couronne afin d’échapper à des accusations d’agressions sexuelles.
L’an dernier, un magistrat britannique avait formellement engagé des poursuites à l’encontre de 13 habitants de Pitcairn pour viol, agressions sexuelles contre des adolescentes et comportement indécent envers un enfant de moins de 14 ans. Sept d’entre eux ont été inculpés tandis que six autres, qui se trouveraient en Nouvelle-Zélande, doivent être extradés. Selon la loi britannique, ils doivent faire l’objet dans un premier temps d’une extradition avant de pouvoir comparaître devant un tribunal chez eux. Dans le cadre de cette procédure, la cour...