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Actualités - Opinion

Hommage Les plans de Dieu ne sont pas les nôtres…

Les plans de Dieu ne sont pas les nôtres. La nouvelle de la mort subite de notre cher confrère le père Charbel Akiki(x) nous a secoué comme un choc bouleversant. C’est un vrai drame. Comment et pourquoi ? La question restera éternellement sans réponse. En pleine vitalité : énergique, dévoué et assidu à toute action pastorale, pédagogique et éducative, le père Charbel n’est plus. Je suis passé me recueillir devant son cercueil les larmes aux yeux et le cœur serré. À un certain moment, je me posais tant de questions : Pourquoi ? Pourquoi Dieu permet-Il la souffrance et une mort pareille? Notre Dieu n’est pas le Dieu des « pourquoi », mais le Dieu des « comment ». Le croyant se situe à ce point de l’impensable de Dieu : là où il est impensable qu’un Dieu bon tolère la souffrance et la mort tragique, nous acceptons dans la foi que Dieu pense autrement que nous. On ne peut enfermer Dieu dans les catégories de l’entendement humain. Dieu demeure impensé, précisément parce que ses pensées ne sont pas nos pensées et ses plans ne sont pas les nôtres. Le « comment » du mal, du malheur et de la mort demeure le secret du Père. Le « comment » lutter contre le mal, le malheur et la mort, c’est la Révélation du Fils, faite une fois pour toutes lorsqu’Il est venu sur la terre. Que trouve-t-Il à nous dire : « Qui m’aime, me suive... Qu’il prenne sa croix ! » Nous savons bien comment Il a fait Lui-même pour combattre la souffrance. Il l’a portée à bout de bras, prise à bras-le-corps, à bout de forces, à force d’aimer. N’est-ce pas là le sens du film La Passion conçu par Mel Gibson ? La souffrance devant la mort, telle la mort de notre regretté père Charbel, demeure pathétique. Nous demeurons toujours au pied du mur. Mais un mur qui n’est plus – à longue échéance du moins – insurmontable, si nous avons l’espérance qu’un jour la brèche pratiquée par le salut du Christ ressuscité sera délivrance. Pour un chrétien, pour un moine, que sa sérénité soit mise au pied du mur par la souffrance et par la mort, c’est donc accepter de la déposer au pied de la Croix, comme la Mère de Jésus : debout ! En pleurs, certes, car la véritable espérance emprunte le chemin des larmes pour aboutir à ces pleurs de joie que les femmes, devant le tombeau vide, n’ont pu retenir : « Il est ressuscité, le Crucifié. » Voilà qui justifie l’audace de la liturgie du vendredi saint, quand nous chantons : « Ô Croix notre unique espoir. » Père Antoine KHALIFÉ Supérieur du couvent et de l’école Notre-Dame de Mayfouk (x) moine de l’Ordre libanais maronite ; supérieur du Collège central à Jounieh.
Les plans de Dieu ne sont pas les nôtres. La nouvelle de la mort subite de notre cher confrère le père Charbel Akiki(x) nous a secoué comme un choc bouleversant. C’est un vrai drame. Comment et pourquoi ? La question restera éternellement sans réponse.
En pleine vitalité : énergique, dévoué et assidu à toute action pastorale, pédagogique et éducative, le père Charbel n’est plus. Je suis passé me recueillir devant son cercueil les larmes aux yeux et le cœur serré. À un certain moment, je me posais tant de questions : Pourquoi ? Pourquoi Dieu permet-Il la souffrance et une mort pareille?
Notre Dieu n’est pas le Dieu des « pourquoi », mais le Dieu des « comment ». Le croyant se situe à ce point de l’impensable de Dieu : là où il est impensable qu’un Dieu bon tolère la souffrance et la mort tragique,...