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Actualités - Chronologie

NATIONS UNIES Sommet du Pacte mondial pour promouvoir l’entreprise citoyenne

De notre correspondante à New York, Sylviane ZÉHIL Plus de 400 participants sont attendus aujourd’hui au siège de l’Onu à New York pour le sommet des dirigeants du Pacte mondial (Global Compact). Convoqué par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et présidé par le président du Brésil, Luis Inacio Lula da Silva, ce sommet est le plus grand rassemblement de chefs d’entreprise, de représentants gouvernementaux, de responsables de la société civile et du monde du travail sur le sujet de l’entreprise citoyenne. Les participants évalueront les progrès réalisés par l’initiative relative au Pacte mondial, lancée en juillet 2000, pour promouvoir la responsabilité civique des entreprises et pour tenter de « tracer la voie de l’avenir ». Présentée par Kofi Annan en janvier 1999 au Forum économique de Davos (Suisse), cette initiative suivait de peu le fiasco du sommet de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle. Avec ce projet lancé à l’échelon international, M. Annan invite l’élite du secteur privé à faire preuve de civisme et à prendre sa part de responsabilité en participant aux côtés de l’Onu, de ses agences spécialisées et des organisations non gouvernementales (ONG) concernées à « unir la force des marchés à l’autorité des idéaux universels » afin de responsabiliser les entreprises. Le Pacte mondial vise à inciter le monde des affaires à intégrer neuf principes fondamentaux à leurs pratiques commerciales. Tirés de la Déclaration universelle des droits de l’homme, de la charte de l’Organisation mondiale du travail et des avancées réalisées lors du sommet de Rio, ces principes concernent aussi bien le respect des droits fondamentaux des personnes que le souci des droits des travailleurs et la protection de l’environnement. Il s’agit, selon l’Onu, de « l’effort le plus ambitieux pour établir des relations de travail entre l’Onu, le secteur privé et les mouvements de citoyens ». Les participants à ce programme ambitionnent de rallier un millier d’entreprises à leur cause et d’entreprendre des actions en partenariat avec les Nations unies visant à répandre l’idée d’un commerce international responsable et de la nécessité de se conformer à des valeurs universelles communes. Dans le domaine des droits humains, cela suppose que les multinationales fassent la promotion de ces valeurs et évitent d’être les complices d’abus ou de violations de ces droits. Concernant le monde du travail, les sociétés s’engagent à soutenir le droit des travailleurs à s’associer, à abolir le travail forcé et celui des enfants, et à éradiquer toute forme de discrimination au moment de l’embauche. Enfin, s’agissant de l’environnement, il est recommandé aux entreprises de prendre une initiative pour renforcer la responsabilité environnementale et d’encourager le développement et la diffusion de technologies respectueuses du milieu naturel. Les entreprises et les organisations professionnelles et syndicales peuvent adhérer à ce pacte mondial. Il ne s’agit que d’un simple engagement puisque n’ont été prévus ni organe de contrôle ni sanction d’aucune sorte. Bref, la coalition Global Compact espère ainsi participer à rendre plus humaine la mondialisation des échanges en aidant les entreprises à prendre conscience de l’influence positive considérable qu’elles peuvent avoir en ce domaine. « Il est clair que le bon fonctionnement de la mondialisation dépend de son ancrage dans les valeurs universelles et de sa capacité à servir aussi les intérêts des populations pauvres de la planète, estime le conseiller spécial du secrétaire général, John Ruggie. Compte tenu des tensions existantes, qu’elles soient liées aux conflits, au terrorisme ou aux menaces sur le multilatéralisme, il est plus important que jamais que les parties prenantes et les institutions, y compris le secteur privé, collaborent pour assurer des liens forts entre les peuples et les sociétés. En la matière, une entreprise citoyenne, au niveau mondial, est un élément crucial. » Dans la pratique, les contacts avec le secteur privé ont conduit à une réunion, en juillet 2000, aux Nations unies, à New York, au cours de laquelle une cinquantaine de dirigeants de sociétés transnationales se sont publiquement engagés à soutenir le Pacte mondial. L’un des objectifs affichés est d’obtenir, d’ici à trois ans, le soutien d’une centaine de multinationales et d’un millier d’entreprises nationales. Le Global Compact « n’est pas un code de conduite, mais un cadre de référence et de dialogue destiné à faciliter la convergence entre les pratiques du secteur privé et les valeurs universelles » dont l’Onu est le garant. Depuis son lancement, le Pacte mondial réunit désormais plus de 1 400 entreprises ainsi que des organisations syndicales et de la société civile. Cette initiative a pu établir des réseaux et lancer des activités dans plus de 50 pays, comme le montre le rapport de McKinsey and Company publié le 9 juin sur l’évaluation de l’impact du pacte. Ce rapport est basé sur des données, interviews et sondages couvrant un grand échantillonnage d’actionnaires.

De notre correspondante à New York, Sylviane ZÉHIL

Plus de 400 participants sont attendus aujourd’hui au siège de l’Onu à New York pour le sommet des dirigeants du Pacte mondial (Global Compact). Convoqué par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et présidé par le président du Brésil, Luis Inacio Lula da Silva, ce sommet est le plus grand rassemblement de chefs d’entreprise, de représentants gouvernementaux, de responsables de la société civile et du monde du travail sur le sujet de l’entreprise citoyenne. Les participants évalueront les progrès réalisés par l’initiative relative au Pacte mondial, lancée en juillet 2000, pour promouvoir la responsabilité civique des entreprises et pour tenter de « tracer la voie de l’avenir ».
Présentée par Kofi Annan en janvier 1999 au Forum...