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Actualités - Chronologie

Nucléaire Téhéran menace l’AIEA de reprendre ses activités d’enrichissement d’uranium

Le président iranien a haussé le ton hier en affirmant que Téhéran n’aura plus d’« obligation morale » de respecter sa décision de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium si l’AIEA adopte une résolution européenne sur le programme nucléaire iranien jugée trop dure. « Pour le moment, nous ne voulons pas quitter le Traité de non-prolifération ni cesser d’appliquer son protocole additionnel », a déclaré Mohammed Khatami à la presse à la sortie du Conseil des ministres, avant d’ajouter que si « les Européens ne respectent pas leurs obligations, nous n’en aurons donc plus vis-à-vis d’eux ». Le conseil des gouverneurs, l’organe exécutif de l’AIEA, est réuni depuis lundi à Vienne et examine un projet de résolution déposé par Paris, Londres et Berlin déplorant que, « d’une façon générale, la coopération de l’Iran n’a pas été aussi complète, ponctuelle et active qu’elle aurait dû l’être ». M. Khatami a en outre qualifié la résolution européenne de « très mauvaise » et rejeté la demande présentée à l’Iran de suspendre non seulement ses activités d’enrichissement mais aussi toutes celles qui y sont liées. « Nous sommes déterminés à poursuivre nos activités pour maîtriser la technologie nucléaire civile et le cycle du combustible nucléaire », a riposté le président Khatami. Les Européens s’étaient engagés à ce « que le dossier du nucléaire iranien revienne à la normale au mois de juin ; non seulement cela n’est pas arrivé, mais de plus, le rapport de Mohammed el-Baradei, directeur général de l’AIEA, et la résolution des trois pays européens sont en contradiction avec les rapports des inspecteurs de l’agence sur notre programme nucléaire », a ajouté le président iranien. Les inspecteurs de l’AIEA ont trouvé lors de leurs inspections des traces d’uranium hautement enrichi, mais selon Téhéran, ces traces proviennent de matériels d’occasion achetés sur le marché noir à des intermédiaires. Ils ont également constaté que l’Iran poursuivait la production de centrifugeuses dans trois « ateliers privés ». « Nous cesserons ces productions dès que nous aurons trouvé une solution juridique avec ces sociétés », a ajouté M. Khatami. Par ailleurs, concernant les menaces émises mardi par Téhéran d’arrêter la coopération avec l’AIEA sur son programme nucléaire, elles ont été qualifiées de « tentatives d’intimidation » par l’ambassadeur américain auprès de l’AIEA, Kenneth Brill. Selon lui, ces manœuvres « montrent que l’Iran a quelque chose à cacher ». « Des gens qui essayent seulement de produire de l’électricité ne s’engagent pas dans ce type de comportements », a-t-il ajouté.
Le président iranien a haussé le ton hier en affirmant que Téhéran n’aura plus d’« obligation morale » de respecter sa décision de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium si l’AIEA adopte une résolution européenne sur le programme nucléaire iranien jugée trop dure.
« Pour le moment, nous ne voulons pas quitter le Traité de non-prolifération ni cesser d’appliquer son protocole additionnel », a déclaré Mohammed Khatami à la presse à la sortie du Conseil des ministres, avant d’ajouter que si « les Européens ne respectent pas leurs obligations, nous n’en aurons donc plus vis-à-vis d’eux ».
Le conseil des gouverneurs, l’organe exécutif de l’AIEA, est réuni depuis lundi à Vienne et examine un projet de résolution déposé par Paris, Londres et Berlin déplorant que, « d’une...