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CONJONCTURE Sarkozy critique la BCE et plaide pour un gouvernement économique

Nicolas Sarkozy a critiqué hier la politique de la Banque centrale européenne (BCE), notamment en matière d’inflation, et a de nouveau demandé la mise sur pied rapide d’un gouvernement économique de la zone euro. Lors d’un débat au siège de l’UMP sur la « gouvernance économique » de l’Europe, le ministre de l’Économie a rappelé que la BCE avait pour première mission la maîtrise des prix. « Ce qui pose problème, ce n’est pas cette mission, c’est qu’elle a fixé le niveau adéquat de maîtrise des prix à 2 % »,a-t-il poursuivi. Nicolas Sarkozy a regretté que le deuxième objectif de la BCE – favoriser une croissance durable – ne vienne qu’en second. Le ministre de l’Économie a plaidé pour une modification des statuts de la Banque centrale européenne. Il a souligné que l’indépendance de la Banque centrale américaine n’empêchait pas son président, Alan Greenspan, de « discuter trois fois par semaine » avec le secrétaire au Trésor, John Snow – autre critique implicite du fonctionnement de la BCE et de son gouverneur, Jean-Claude Trichet. « L’indépendance, ce n’est pas l’absence de dialogue », a lancé Nicolas Sarkozy. Plusieurs autres dirigeants de la zone euro ont critiqué ces derniers jours la politique de la BCE, notamment en matière de taux d’intérêt, dont le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, et le ministre belge des Finances, Didier Reynders. Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé pour l’élection du président de l’eurogroupe pour deux ans et demi (cette présidence est actuellement assumée à tour de rôle pour six mois par les États membres, comme celle du Conseil européen). Ce président élu donnerait corps à l’idée de gouvernement économique des pays de la zone euro, face à la BCE mais aussi à la Commission européenne. « Nous avons une monnaie unique, c’est bien ; nous avons une banque centrale unique, c’est bien ; nous avons un marché unique, c’est bien ; mais le marché et la concurrence ne peuvent pas tenir lieu de stratégie économique, a expliqué Nicolas Sarkozy. Il n’y a pas de gouvernement économique en Europe, et ça, c’est une question absolument centrale. Qui parle ? qui définit ? Qui porte la politique économique ? » « Il n’y a qu’une seule solution, c’est de transformer l’eurogroupe, les 12 pays membres de l’euro, en gouvernement économique », a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a critiqué hier la politique de la Banque centrale européenne (BCE), notamment en matière d’inflation, et a de nouveau demandé la mise sur pied rapide d’un gouvernement économique de la zone euro.
Lors d’un débat au siège de l’UMP sur la « gouvernance économique » de l’Europe, le ministre de l’Économie a rappelé que la BCE avait pour première mission la maîtrise des prix.
« Ce qui pose problème, ce n’est pas cette mission, c’est qu’elle a fixé le niveau adéquat de maîtrise des prix à 2 % »,a-t-il poursuivi.
Nicolas Sarkozy a regretté que le deuxième objectif de la BCE – favoriser une croissance durable – ne vienne qu’en second.
Le ministre de l’Économie a plaidé pour une modification des statuts de la Banque centrale européenne.
Il a souligné que l’indépendance...