Le prochain départ de l’actuel directeur général du FMI, l’Allemand Horst Koehler, qui devrait accéder à la mi-2004 à la présidence de son pays, ouvre de manière précipitée la course à sa succession et pose la question de la coutume qui veut que ce poste revienne par tradition à un Européen.
À 61 ans, le patron du Fonds monétaire international (FMI) devrait en effet succéder le 1er juillet prochain et pour cinq ans au président social-démocrate allemand Johannes Rau, les partis majoritaires à l’Assemblée fédérale s’étant mis d’accord pour soutenir la candidature de cet économiste d’origine.
Entré en fonctions en juin 2000 pour cinq ans, M. Koehler avait succédé au Français Michel Camdessus, nommé en 1987 et parti sans achever son troisième mandat.
À Paris, le bureau parisien du FMI s’est montré plutôt étonné de cette nouvelle.
Depuis la création du FMI et de la Banque mondiale en 1944, un accord coutumier entre l’Europe et les États-Unis veut en effet que le directeur général du FMI soit un Européen et le président de la Banque mondiale un Américain.
En 2000, la succession de M. Camdessus avait déjà donné lieu à une lutte d’influence au niveau européen.
Plusieurs noms avaient été cités, comme celui du secrétaire allemand aux Finances de l’époque, Caio Koch-Weser, alors que les Pays-Bas avaient eux aussi évoqué l’idée de présenter un candidat.
Pour ne pas mettre en danger la tradition par un conflit interne, les Européens s’étaient finalement mis d’accord sur le nom de M. Koehler, à l’époque président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), poste qu’il occupait depuis septembre 1998.
Reste à voir maintenant la réaction des autres pays sur la succession de M. Koehler à la tête de cette organisation, destinée à l’origine à « promouvoir la coopération monétaire, favoriser la croissance économique et l’emploi et assister les pays en difficultés financières », mais critiquée depuis pour sa gestion des crises financières récentes et du développement des pays du Sud.
Le prochain départ de l’actuel directeur général du FMI, l’Allemand Horst Koehler, qui devrait accéder à la mi-2004 à la présidence de son pays, ouvre de manière précipitée la course à sa succession et pose la question de la coutume qui veut que ce poste revienne par tradition à un Européen.
À 61 ans, le patron du Fonds monétaire international (FMI) devrait en effet succéder le 1er juillet prochain et pour cinq ans au président social-démocrate allemand Johannes Rau, les partis majoritaires à l’Assemblée fédérale s’étant mis d’accord pour soutenir la candidature de cet économiste d’origine.
Entré en fonctions en juin 2000 pour cinq ans, M. Koehler avait succédé au Français Michel Camdessus, nommé en 1987 et parti sans achever son troisième mandat.
À Paris, le bureau parisien du FMI s’est...
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