Le Bayern Munich veut oublier ses déboires en championnat d’Allemagne avec la réception du Real Madrid ce soir, lors du match phare des huitièmes de finale aller de la Ligue des champions de football.
Relégué à sept points du leader de la Bundesliga, le Werder Brême, à treize journées de la fin, le club bavarois a déjà – officiellement – fait son deuil d’un 19e titre national. Désormais, le Bayern, vainqueur de la compétition continentale en 2001, mise tout sur la Ligue des champions.
Contrairement au Real, éclatant vainqueur sur le terrain de l’Espanyol Barcelone (4-2) samedi, le club munichois n’a dû son succès face à Hambourg (1-0) qu’à un but de raccroc de l’Argentin Martin Demichelis, qui n’a pas rassuré les dirigeants. « Cela n’était pas le FC Bayern que l’on connaît », a grommelé le vice-président du club Karl-Heinz Rummenigge, ajoutant : « Nous sommes les gagnants de cette journée (en revenant à sept longueurs du Werder), mais la performance n’était pas celle dont nous avions besoin. »
Contre le Real, « nous devons absolument hausser notre jeu », a renchéri l’entraîneur bavarois Ottmar Hitzfeld.
Le Real sans souci
Pas au mieux dans sa tête, le Bayern n’est guère mieux loti physiquement. Si le gardien Oliver Kahn, absent samedi pour des problèmes de dos, pourra tenir sa place, le meneur de jeu Michael Ballack est incertain. Il faudra attendre aujourd’hui pour savoir si Ballack, qui traîne une bronchite, débutera la rencontre. « Cela dépendra de comment il se sent », a commenté Hitzfeld.
« Le Real est une super-équipe, c’est bon pour nous. Nous devons nous défoncer à 120 % et tout sera alors possible », affirme le défenseur latéral français Bixente Lizarazu.
Le Real Madrid, quant à lui, est en pleine euphorie. Il caracole en tête de son championnat et, pour ce 15e match entre les deux équipes en C1, se rappelle qu’il a été sacré en 2002 en ayant éliminé le Bayern en quarts. « Le Real n’a peur de personne, a affirmé le Français Zinedine Zidane. Contre le Bayern, nous sommes toujours surmotivés. Je ne me fais aucun souci. » Même la neige, tombée en masse hier sur la capitale bavaroise, ne perturbe pas l’entraîneur madrilène Carlos Queiroz.
« C’est bien sûr un avantage pour les joueurs du Bayern, qui sont habitués. Mais je n’ai pas d’inquiétude », a-t-il dit hier soir après un premier entraînement au Stade olympique. Le Brésilien Ronaldo a, lui, espéré que « tout ira bien » pour sa première visite au Stade olympique. « C’est nouveau, il fait froid (-2° C), on ne connaît pas l’état du terrain, a estimé l’attaquant champion du monde. Le Bayern est dans une situation difficile, mais l’histoire peut changer. »
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Relégué à sept points du leader de la Bundesliga, le Werder Brême, à treize journées de la fin, le club bavarois a déjà – officiellement – fait son deuil d’un 19e titre national. Désormais, le Bayern, vainqueur de la compétition continentale en 2001, mise tout sur la Ligue des champions.
Contrairement au Real, éclatant vainqueur sur le terrain de l’Espanyol Barcelone (4-2) samedi, le club munichois n’a dû son succès face à Hambourg (1-0) qu’à un but de raccroc de l’Argentin Martin Demichelis, qui n’a pas rassuré les dirigeants. « Cela n’était pas le FC Bayern que l’on connaît », a grommelé le...