Je suis scandalisée, comme ont dû l’être de nombreuses Libanaises, à la lecture de l’article d’Emmanuelle Eyles : « Vierge et sexy », paru dans le numéro de Marie-Claire de février. Je me demande où son auteur est allée chercher ces témoignages qui datent d’une époque bien révolue ? Les Libanaises ne cherchent pas plus à se marier que les Américaines ou les Françaises. En lisant cet article ô combien « passionnant » (on en apprend des choses sur nous !) et riche en clichés, je réalise qu’Emmanuelle Eyles n’a voulu voir qu’un pays du Moyen-Orient de plus, sans réellement y regarder de plus près. « Le petit pays comme un harem » (sic) dont elle parle n’existe que dans son insconscient de petite fille avide de contes des Mille et Une Nuits. En majorité, les Libanais ne sont pas d’abominables machos, heureusement d’ailleurs, et le mariage n’est pas du tout un contrat, mais surtout un mariage d’amour et de respect. Les filles célibataires sortent entre elles comme dans n’importe quel pays européen (cela vaut mieux que de rester à se morfondre chez soi, est-ce si malsain que ça ?), elles partent seules en voyage. Pour elles, l’homme n’est ni un loup-garou ni un extra terrestre et, si elles sont siliconées (pas toutes heureusement), c’est qu’elles ne font que suivre une mode venue directement de... l’Occident ! Quant à être vierge ou pas, c’est le choix personnel de chaque femme. Si nous avons toujours copié la modernité de l’Occident, nous avons au moins su garder une valeur: celle de la famille, et c’est cela qui fait notre force et notre différence. Il est dommage qu’un magazine sérieux comme Marie-Claire publie un article aussi superficiel que la société (réduite à cinq témoignages) qui y est décrite. J’ai écrit à Marie-Claire pour exprimer mon indignation, mais il faut que d’autres Libanaises se mobilisent également pour défendre leur image.
Tina Chamoun
Je suis scandalisée, comme ont dû l’être de nombreuses Libanaises, à la lecture de l’article d’Emmanuelle Eyles : « Vierge et sexy », paru dans le numéro de Marie-Claire de février. Je me demande où son auteur est allée chercher ces témoignages qui datent d’une époque bien révolue ? Les Libanaises ne cherchent pas plus à se marier que les Américaines ou les Françaises. En lisant cet article ô combien « passionnant » (on en apprend des choses sur nous !) et riche en clichés, je réalise qu’Emmanuelle Eyles n’a voulu voir qu’un pays du Moyen-Orient de plus, sans réellement y regarder de plus près. « Le petit pays comme un harem » (sic) dont elle parle n’existe que dans son insconscient de petite fille avide de contes des Mille et Une Nuits. En majorité, les Libanais ne sont pas d’abominables...
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