Objectif mars : après sa poussive victoire à Montpellier (1-0) en match en retard de la 18e journée de L1, Marseille et son nouvel entraîneur José Anigo ont déclaré ouverte la chasse au gaspillage en février, dans l’objectif de sauver la saison.
Lancé à la recherche du temps perdu après une indigeste fournée de défaites de novembre à janvier, l’OM n’a donc pas failli dès le premier des quatre obstacles présumés aisément franchissables, avant la réception d’Ajaccio, le déplacement au Mans et l’accueil de Nantes. Mais demeure à quatre points d’Auxerre, 3e, sept points de Lyon, 2e, et onze du leader Monaco.
« Nous ne nous accordons qu’un joker, c’est-à-dire que nous voulons prendre 10 points sur 12 sur ces matches », avait lancé Anigo avant le déplacement sur le champ de labour de La Mosson, portant encore trace des inondations de décembre. Ce qui, certes, ne fut guère propice au jeu d’esthètes.
Anigo aurait pu se glisser dans les chorales des supporteurs marseillais, scandant en fin de match, flambeurs : « On vient, on gagne et on s’en va ! ». Car, soulagé, il ne disait au fond pas autre chose : « Mon discours d’avant-match, c’était : on prend trois points et c’est tout. À Sochaux (défaite 2-1 samedi), nous avons livré un match bien meilleur et nous n’avons pourtant rien ramené. »
Realpolitik
Prosélyte de la realpolitik, Anigo a bien noté la « solidité défensive et la solidarité » en effet démontrée mercredi. C’est que, pour la première fois depuis le 20 décembre (contre Toulouse, 1-0), l’OM n’a pas encaissé de but.
L’arbitrage favorable (un penalty « oublié ») a certes aidé à cette rassurante statistique. Mais l’abattage d’Hemdani, impeccable libéro d’un soir (et peut-être plus) après sa blessure et l’entrée réussie de Sommeil, recrue du mercato, n’y sont pas étrangers non plus.
La vista de Batlles, autre arrivée hivernale auteur de la passe décisive vers l’irremplaçable Drogba, donne aussi à Anigo de quoi espérer, même s’il n’est pas dupe du niveau de jeu proposé actuellement par son équipe.
Nommé le 14 janvier (deux défaites, deux victoires et un nul depuis, en comptant la défaite face au Paris SG en Coupe de France), le successeur d’Alain Perrin va désormais devoir se convertir en véritable directeur des ressources humaines, avec un effectif en reconstitution.
L’Égyptien Mido est en effet rentré de la CAN hier, les Sénégalais N’Diaye et Beye y sont encore, le retour de Dos Santos, absent depuis mai, est programmé dans deux matches, celui de Vachousek, blessé à un genou, se profile, tandis que Marlet reprend place.
« On veut tous croire à un nouveau championnat qui démarre », résumait l’attaquant hier soir. À deux pas de lui, Hemdani tempérait : « Nous ne pesons pas encore suffisamment sur le jeu. Et en 2004, nous n’avons pas gagné deux matches de suite. »
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Lancé à la recherche du temps perdu après une indigeste fournée de défaites de novembre à janvier, l’OM n’a donc pas failli dès le premier des quatre obstacles présumés aisément franchissables, avant la réception d’Ajaccio, le déplacement au Mans et l’accueil de Nantes. Mais demeure à quatre points d’Auxerre, 3e, sept points de Lyon, 2e, et onze du leader Monaco.
« Nous ne nous accordons qu’un joker, c’est-à-dire que nous voulons prendre 10 points sur 12 sur ces matches », avait lancé Anigo avant le déplacement sur le champ de labour de La Mosson,...