Crash de Charm el-Cheikh
Pas de panique jusqu’aux trois dernières secondes !
le 06 février 2004 à 00h00
L’équipage du Boeing 737 qui s’est abîmé le 3 janvier au large de Charm el-Cheikh (Égypte) n’a pas paniqué « jusqu’aux trois dernières secondes », a affirmé le directeur du Bureau enquêtes et analyses (BEA) de l’Aviation civile française dans un entretien au quotidien Le Monde daté de vendredi.
Arrivé à 600 mètres d’altitude, l’avion inverse lentement son virage vers la droite, a expliqué Paul-Louis Arslanian, se basant sur les informations livrées par les boîtes noires de l’appareil. À partir de ce moment, sa trajectoire n’est plus celle qui était prévue. La position des ailes par rapport à l’horizontale se modifie régulièrement. L’appareil s’incline de plus en plus, en continuant à monter. « L’équipage travaille sans affolement mais, plus le temps passe, plus il est surpris et inquiet », a ajouté M. Arslanian.
Mais à aucun moment, selon le BEA, les pilotes ne prennent contact avec la tour de contrôle. « Ce n’est que très tard que les personnes présentes dans le cockpit se rendent compte qu’elles sont en situation critique », explique Paul-Louis Arslanian. « Jusqu’aux trois dernières secondes, la situation est simplement préoccupante, et il n’y a pas de panique. Je ne suis même pas certain qu’ils se rendent compte de l’arrivée dans l’eau. »
La descente est extrêmement rapide, mais l’avion n’entre pas dans l’eau en piqué, le nez en bas, mais sur le côté, a-t-il ajouté.
L’équipage du Boeing 737 qui s’est abîmé le 3 janvier au large de Charm el-Cheikh (Égypte) n’a pas paniqué « jusqu’aux trois dernières secondes », a affirmé le directeur du Bureau enquêtes et analyses (BEA) de l’Aviation civile française dans un entretien au quotidien Le Monde daté de vendredi.
Arrivé à 600 mètres d’altitude, l’avion inverse lentement son virage vers la droite, a expliqué Paul-Louis Arslanian, se basant sur les informations livrées par les boîtes noires de l’appareil. À partir de ce moment, sa trajectoire n’est plus celle qui était prévue. La position des ailes par rapport à l’horizontale se modifie régulièrement. L’appareil s’incline de plus en plus, en continuant à monter. « L’équipage travaille sans affolement mais, plus le temps passe, plus il est surpris et...
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