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Actualités

Droit de réponse Plaidoyer pour Gibran

Lectrice assidue de L’Orient-Le Jour depuis plusieurs années, je voudrais répondre à l’article paru en date du 29 décembre 2003, sous la rubrique « Plaidoyer », de Mme Maria Chakhtoura.
Cet article m’a laissée perplexe et révoltée par son ignorance des faits.
Avant de parler du comité dont vous semblez tout ignorer, sachez que celui-ci a pour charge de gérer un patrimoine légué par Gibran Khalil Gibran à « son village », ainsi qu’il l’a explicitement notifié dans son testament, et ce, afin que ses revenus soient mis au service des besoins sociaux et culturels des habitants de Bécharré, là où justement il a connu les privations et la misère. Or, qui mieux que les Bécharriotes eux-mêmes, en des personnes représentant toutes les familles, peuvent en connaître les besoins ?
Quant à l’exposition « sur les murs d’une institution bancaire», en plein cœur d’Achrafieh, elle a au moins le mérite de faire connaître l’œuvre universelle de Gibran, ne fut-ce que par l’enrichissement des yeux et par une ouverture à la curiosité culturelle, au plus grand nombre possible de gens, qui n’ont peut-être pas accès au musée Sursock.
À ma connaissance, Gibran Khalil Gibran ne s’est jamais voulu élitiste...
Mme Chakhtoura, ignorez-vous que l’appréciation du Beau n’est pas l’exclusivité d’une classe donnée ?
C’est peut-être à ceux qui ont le moins reçu qu’il faut donner davantage de moyens et de possibilités...
En outre, je vois mal Monsieur Tout-le-monde, c’est-à-dire tout Libanais qui a droit à l’appréciation des chefs-d’œuvre, au musée Sursock. Par contre, le long du mur de cette « institution bancaire», où obligatoirement beaucoup de gens passent, je vois un grand nombre de personnes se poser la question suivante : «Qui est-ce ? » et, peut-être, essayer d’en savoir plus... jusqu’à aller, pour certains, visiter le musée Gibran à Bécharré, ce « village de clocher » dont Gibran Khalil Gibran et les Bécharriotes étaient et demeurent fiers.
Savez-vous aussi que l’on peut être cultivé et apprécier les belles choses sans être nécessairement écrivain ou auteur d’articles...
Quant au « petit buste du centre-ville », il s’agit, au cas où quelqu’un l’ignorerait, d’un jardin public qui porte le nom du grand homme.
Par ailleurs, les « mini-activités » du comité, que vous dénigrez, ont porté leurs fruits au niveau culturel du village. Ainsi en est-il, entre autres, du récital du « Chœur d’enfants de l’Opéra national de Paris » ; du récital de la virtuose Mme Élisabeth Sombart, pianiste de renommée internationale ; la foire du livre... et j’en passe.
Nous vous remercions de votre souci de préserver le legs de Gibran Khalil Gibran. Ne craignez rien, nous sommes aussi soucieux que vous de sa renommée universelle, ainsi que de ses volontés. Et nous en connaissons la valeur universelle.

Marie-Claude Germanos RAHMÉ
Bécharriote

Madame, je ne pense pas être ignorante en rapport aux comités Gibran qui se sont succédé pour la simple raison professionnelle que j’ai encouragé leur action dans ces mêmes colonnes. Je suis d’autre part (et je regrette de devoir le signaler) l’initiatrice et la cheville ouvrière du catalogue (conçu et réalisé gracieusement par Saad Kiwan) du musée de Bécharré lors de sa restauration. Mon intérêt pour la question paraît donc évident. En lançant ce SOS, mon objectif était de secouer les bonnes consciences et de plaider, une fois de plus, l’universalité de Gibran. Ce qui pourrait, peut-être aussi, aider votre comité. En tout cas, c’est au lecteur d’en juger.

M.C.
Lectrice assidue de L’Orient-Le Jour depuis plusieurs années, je voudrais répondre à l’article paru en date du 29 décembre 2003, sous la rubrique « Plaidoyer », de Mme Maria Chakhtoura.Cet article m’a laissée perplexe et révoltée par son ignorance des faits.Avant de parler du comité dont vous semblez tout ignorer, sachez que celui-ci a pour charge de gérer un patrimoine légué par Gibran Khalil Gibran à « son village », ainsi qu’il l’a explicitement notifié dans son testament, et ce, afin que ses revenus soient mis au service des besoins sociaux et culturels des habitants de Bécharré, là où justement il a connu les privations et la misère. Or, qui mieux que les Bécharriotes eux-mêmes, en des personnes représentant toutes les familles, peuvent en connaître les besoins ?Quant à l’exposition « sur les...