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L’automne fatal de Marseille déstabilisé par l’affaire Barthez

L’Olympique de Marseille, après avoir démarré la saison sur des chapeaux de roues, s’est ensuite empêtré dans l’affaire du transfert avorté du gardien de but Fabien Barthez, une opération qui a déstabilisé le club, ruinant les efforts de début de saison, et dont les effets tardent à s’effacer.
Il en faut parfois peu pour que tout dérape et tout se dérègle. Pour Marseille, ce fut l’histoire d’un transfert avorté. Celui de Fabien Barthez en provenance de Manchester United refusé par la Fédération internationale (Fifa). Contrairement à ce qu’affirment certains joueurs, les questions sur les éventuels dommages collatéraux de l’affaire ne sont pas que « des trucs de journalistes ».
Car depuis la défaite de Marseille contre Strasbourg (4-1) le 17 octobre, au moment où l’arrivée probable de Barthez commençait à prendre corps, les Olympiens, qui viraient pourtant en tête à la 11e journée, se sont étiolés au fur et à mesure et ont plongé peu à peu, pour finir, à la mi-saison, 6es du championnat avec 30 points, à 12 points du leader Monaco.
Une chute sans appel qui a considérablement limé les ambitions de l’OM.
Lors des mois de novembre et décembre, qualifiés de « mois cauchemars » par le président de l’Olympique de Marseille Christophe Bouchet, l’OM a enregistré 7 défaites en 10 matchs, avec en prime une claque infligée par Lyon (4-1) au Vélodrome.

« Fixé en février »
Le tandem Bouchet-Perrin peut se mordre les doigts d’avoir péché, sans doute par « excès de confiance », comme l’avait estimé le 2 décembre, dans l’une de ses rares sorties, l’actionnaire principal du club Robert Louis-Dreyfus.
« Comme cela arrive parfois quand tout va bien. On se croit arrivé et puis... Cette histoire est minus dans un bilan très positif mais elle a, semble-t-il, produit un grand effet », avait-il encore dit.
Mais Marseille a changé. Ce bilan « pas satisfaisant », selon Bouchet, qui aurait d’ordinaire abouti au limogeage de l’entraîneur, s’est traduit par un consensus mou, Bouchet ayant annoncé « des changements à la trêve » tout en confortant Alain Perrin dans ses fonctions de manager général et laissant planer le flou sur ces fameux « changements ». La seule victime de cette histoire pour l’instant : Vedran Runje, méconnaissable depuis cet épisode, prié de rejoindre le banc et de laisser sa place au jeune Jérémy Gavanon dans les buts.
Seule satisfaction, Marseille a réussi à sauver sa peau in extremis pour la Coupe de l’UEFA en allant arracher le nul à Belgrade (1-1) lors de la dernière journée de la première phase de la Ligue des champions.
Autre lueur d’espoir, Marseille a deux matches en retard à jouer en championnat contre Metz et Montpellier. Les « cinq premières semaines de l’année » seront donc « cruciales » selon Bouchet. « On sera fixé en février, a-t-il estimé, on n’est plus dans le bon wagon, mais on peut encore y remonter. »
L’Olympique de Marseille, après avoir démarré la saison sur des chapeaux de roues, s’est ensuite empêtré dans l’affaire du transfert avorté du gardien de but Fabien Barthez, une opération qui a déstabilisé le club, ruinant les efforts de début de saison, et dont les effets tardent à s’effacer.Il en faut parfois peu pour que tout dérape et tout se dérègle. Pour Marseille, ce fut l’histoire d’un transfert avorté. Celui de Fabien Barthez en provenance de Manchester United refusé par la Fédération internationale (Fifa). Contrairement à ce qu’affirment certains joueurs, les questions sur les éventuels dommages collatéraux de l’affaire ne sont pas que « des trucs de journalistes ».Car depuis la défaite de Marseille contre Strasbourg (4-1) le 17 octobre, au moment où l’arrivée probable de Barthez...