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Actualités

Spécial Le Figaro Premier contingent japonais

TOKYO, de Régis ARNAUD

Le premier contingent de forces d’autodéfense japonaises à destination de l’Irak a quitté Tokyo hier matin. Une quarantaine de soldats de l’armée de l’air nippone se sont envolés pour le Qatar et le Koweït, en attendant un contingent ultérieur de 150 hommes en janvier. Au total, 600 hommes devraient être stationnés en Irak pour une période d’un an qui a débuté le 15 décembre.
Pour le Japon c’est un moment historique. Jamais, depuis la désastreuse aventure militaire de la Seconde Guerre mondiale, l’Archipel n’avait envoyé de troupes sur les lieux d’un conflit. Traumatisé, le Japon se tenait sagement au-dessus de la mêlée internationale. Il se contentait d’offrir une aide humanitaire prolixe aux populations meurtries par les guerres et n’assistait les États-Unis, son allié historique, que sur les plans logistique ou financier, là où ils étaient engagés, récemment au Cambodge ou au Timor-Oriental.
Ce rôle, Junichiro Koizumi a toujours voulu l’étendre : d’abord en soutenant dès le début George W. Bush dans l’intervention irakienne, quitte à tourner le dos aux Nations unies ; et aujourd’hui, en envoyant ses hommes sans aucune expérience militaire sur le front irakien, sans même la couverture d’un mandat onusien.
Pourtant, la constitution pacifiste de l’Archipel, unique exemple de renonciation unilatérale d’un pays à son droit à la guerre, lui défend par son article 9 de s’impliquer dans un conflit armé autrement que dans un but d’autodéfense.
Junichiro Koizumi prend là un très grand risque politique. Même s’il ne cesse de répéter, jusque sur les ondes de la chaîne al-Jazira, que le rôle des soldats japonais sera simplement de contribuer à la reconstruction de l’Irak (traitement des eaux, distribution, soins médicaux), il sait que, pour les terroristes irakiens, leur vie vaut celle des soldats américains. Les troupes japonaises seront pour l’essentiel basées dans la région de Samawah, relativement calme. Mais elles ne sont pas totalement à l’abri. Pour éviter de trop s’impliquer, elles seront elles-mêmes encadrées... par des soldats néerlandais.
TOKYO, de Régis ARNAUDLe premier contingent de forces d’autodéfense japonaises à destination de l’Irak a quitté Tokyo hier matin. Une quarantaine de soldats de l’armée de l’air nippone se sont envolés pour le Qatar et le Koweït, en attendant un contingent ultérieur de 150 hommes en janvier. Au total, 600 hommes devraient être stationnés en Irak pour une période d’un an qui a débuté le 15 décembre. Pour le Japon c’est un moment historique. Jamais, depuis la désastreuse aventure militaire de la Seconde Guerre mondiale, l’Archipel n’avait envoyé de troupes sur les lieux d’un conflit. Traumatisé, le Japon se tenait sagement au-dessus de la mêlée internationale. Il se contentait d’offrir une aide humanitaire prolixe aux populations meurtries par les guerres et n’assistait les États-Unis, son allié...