Le porte-parole du Quai d’Orsay, Hervé Ladsous, a pour sa part indiqué que la grève était suivie « dans des proportions variables ». De fait, si dans certains ambassades et consulats le mouvement a été massivement suivi, d’autres représentations françaises ont été moins affectées par cette grève et les lycées et Centres culturels français l’ont diversement suivie.
Le président du syndicat majoritaire au Quai d’Orsay, Laurent Serra, de l’USMAE (Union syndicale du ministère des Affaires étrangères), a souligné que la grève était massivement suivie « avec 126 postes grévistes sur 154 et au minimum 94 % de grévistes en moyenne dans ces postes ». M. Serra a indiqué que même « certains ambassadeurs étaient en grève et que le mouvement est suivi à 100 % à Montevideo, Madagascar, Athènes, Addis-Abeba, Cuba, Mexico, Quito, Tunis, Abidjan, Dakar, Zurich, Liège, Ho Chi Minh-Ville ».
Pour la première fois, un ambassadeur, Renaud Vignal, en poste à Djakarta, s’est déclaré « gréviste », tout en étant à son bureau, selon une source diplomatique.
Un peu à la façon des grévistes japonais solidaires d’un mouvement social qui travaillent, mais manifestent en portant un brassard. Ce type de mouvement de diplomates souhaitant assurer la « continuité du service » du ministère à l’étranger a été notamment observé à Madrid et à Tokyo.
La grève, d’une manière générale, a affecté l’ensemble des représentations françaises sur les cinq continents. Les grèves les plus massivement suivies semblaient avoir touché l’Asie, le Proche-Orient, le Maghreb et certains pays européens.


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