Rechercher
Rechercher

Actualités

La France favorite mais prudente

Bien qu’en confiance après un parcours sans faute et très convaincant lors du premier tour, le XV de France aborde cependant avec prudence le quart de finale de la Coupe du monde de rugby qui l’opposera demain à Melbourne à l’Irlande, l’une des meilleures équipes de l’hémisphère Nord.
« J’ai entendu que le coach de l’Irlande Eddie O’Sullivan disait que nous étions favoris, mais sur les derniers France-Irlande, ce sont eux qui l’ont emporté (ndlr : 3 victoires irlandaises pour un succès français depuis 2000). Je ne rentrerai pas dans cette “guéguerre”. C’est un match à mort subite, et il n’y aura pas de seconde chance », a expliqué Jo Maso, le manager de l’équipe de France.
En mars dernier, lors du Tournoi des Six nations, les Irlandais avaient battu les Tricolores sur un score étriqué (15-12) pour la dernière confrontation entre les deux équipes.
« Tout ce que nous devons faire, a expliqué O’Sullivan, c’est de confirmer que nous sommes capables de battre la France. »
Le coach néo-zélandais du XV du Trèfle a cependant reconnu qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, sachant bien qu’à l’époque les Français n’avaient pas joué à leur meilleur niveau.
« On avait fait pas mal de bêtises, moi le premier. Nous avions “bouffé” le match », se souvient l’ailier Aurélien Rougerie.

Opposition plus cohérente
et plus talentueuse
Plusieurs cadres manquaient aussi à l’appel dont le demi de mêlée et capitaine Fabien Galthié. Or celui-là, qui mettra un terme à sa carrière après le Mondial, usera, demain, de toute son expérience et de sa force de caractère pour ne pas laisser les Irlandais lui montrer la direction de la sortie.
O’Sullivan sait que les Irlandais feront cette fois face à une opposition plus cohérente et plus talentueuse. “ La France a du rythme en attaque et elle a des joueurs de rupture, a noté O’Sullivan. Aussi, si quelqu’un fait une erreur ou manque un plaquage, on sera puni. Il faudra être très appliqué et patient en défense. ”
Les Irlandais ont bien soigné leur image de formation combative et généreuse dans l’effort en inquiétant jusqu’au bout (16-17) les Australiens tenants du titre dans leur dernier match de poule.

Faire basculer une rencontre
Les Bleus s’attendent à livrer un rude combat pour contrer la verdeur des Irlandais.
Avec l’intrépide talonneur et capitaine Keith Wood et le centre Brian O’Driscoll, l’Irlande possède deux joueurs susceptibles de faire basculer une rencontre.
Son potentiel offensif est par contre entamé avec le forfait de l’ailier Denis Hickie, son meilleur marqueur du tournoi (3 essais). Une absence qui s’ajoute à celle du prometteur arrière Geordan Murphy, resté au pays après une fracture de la jambe.
Bonne mêlée, conquête propre en touche, vitesse et inspiration derrière, discipline retrouvée, le XV de France peut se reposer sur des bases de jeu établies lors du premier tour avec à la baguette Frédéric Michalak, le meilleur réalisateur du tournoi (78 points).
Bernard Laporte, l’entraîneur tricolore, qui a reconduit en bloc l’équipe qui a écrasé l’Écosse (51-9) en poule, alignera la meilleure formation possible. « Ce sont des joueurs qui savent ce qu’ils veulent », a salué Laporte.
Spectateurs lors du dernier match de poule contre les États-Unis, les titulaires de dimanche seront bien reposés. À l’inverse, les Irlandais peuvent s’interroger sur la forme de l’équipe qui s’est laissée aspirer par l’enjeu face aux Australiens et qui s’est beaucoup dépensée.
Bien qu’en confiance après un parcours sans faute et très convaincant lors du premier tour, le XV de France aborde cependant avec prudence le quart de finale de la Coupe du monde de rugby qui l’opposera demain à Melbourne à l’Irlande, l’une des meilleures équipes de l’hémisphère Nord.« J’ai entendu que le coach de l’Irlande Eddie O’Sullivan disait que nous étions favoris, mais sur les derniers France-Irlande, ce sont eux qui l’ont emporté (ndlr : 3 victoires irlandaises pour un succès français depuis 2000). Je ne rentrerai pas dans cette “guéguerre”. C’est un match à mort subite, et il n’y aura pas de seconde chance », a expliqué Jo Maso, le manager de l’équipe de France.En mars dernier, lors du Tournoi des Six nations, les Irlandais avaient battu les Tricolores sur un score étriqué (15-12)...