Le taux de chômage en Égypte a atteint les 9,9 % de la population active, contre 9 % en 2002, selon l’agence Mena. Le nombre de chômeurs est estimé à 1,99 million sur une population active de 20,17 millions de personnes, selon des statistiques officielles.
Alors que le gouvernement explique que le taux de croissance élevé est la principale raison des problèmes économiques du pays, le mouvement interdit des Frères musulmans les impute à la « stagnation du régime politique ».
Le chef suprême du mouvement, Maamoun al-Hodeibi, a averti jeudi que la dépréciation de la livre égyptienne « a eu pour conséquence une augmentation terrifiante du nombre de pauvres et l’affaiblissement de la classe moyenne ».
La livre égyptienne a perdu plus du quart de sa valeur depuis que les autorités ont décidé de la laisser fluctuer librement sur le marché des changes, fin janvier. Cette mesure a entraîné une forte inflation en Égypte.
Le gouverneur de la Banque centrale égyptienne, Mahmoud Abul-Eyun, avait déclaré dimanche que la livre égyptienne était sous-évaluée et que son organisme était prêt à intervenir « au moment opportun » pour instaurer l’équilibre sur le marché des changes.
Pourtant, cette semaine n’a pas été si négative pour l’Égypte puisque d’importantes découvertes de gaz ont été annoncées.
La société pétrolière publique égyptienne Egyptian Natural Gas Holding Company (EGAS) a annoncé jeudi que la société américaine Apache avait récemment mis au jour le plus gros gisement de gaz découvert dans le désert Libyque (ouest). Ce gisement est situé dans la concession de Khalda, à 500 km à l’ouest du Caire.
L’Égypte, dont les réserves prouvées de gaz naturel atteignent environ 1. 656 milliards de mètres cubes, figure parmi les 20 premiers producteurs de gaz au monde.

