Interrogé par les députés lors des débats au Parlement sur le budget de son ministère, M. Gonul a souligné que la Turquie avait envoyé, quand elle l’estimait « opportun », des troupes dans le Kurdistan irakien pour lutter contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK-Kadek). « Il n’y aura aucune hésitation aujourd’hui à dépêcher des troupes dans le nord de l’Irak », a-t-il dit, cité par l’agence Anatolie.
Il s’est refusé de dévoiler le nombre de soldats turcs déployés depuis 1997 dans le nord de l’Irak qui échappait avant l’intervention américaine à l’autorité de Bagdad. Actuellement plusieurs milliers de soldats turcs stationnent en permanence dans des zones proches de la frontière turque.
En ce qui concerne les projets du gouvernement turc d’envoyer une dizaine de milliers de soldats turcs en Irak pour épauler les forces de la coalition, M. Gonul a indiqué qu’il n’était pas question de dépêcher des troupes tant qu’il n’y aura pas d’accord (avec les États-Unis) sur les modalités de leur déploiement.
L’ambassadeur turc à Washington, Osman Faruk Logoglu, a toutefois affirmé hier qu’un déploiement turc restait possible et confirmé que des contacts informels se poursuivaient avec les États-Unis pour permettre une mise en place rapide dans l’hypothèse d’un feu vert politique. « Nous n’insisterons pas pour aller en Irak », a expliqué M. Logoglu, soulignant l’opposition de l’opinion publique turque à une participation militaire en Irak. Le Parlement turc avait donné son feu vert il y a près d’un mois à un déploiement turc en Irak, mais le projet est au point mort en raison de l’opposition irakienne.


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