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Changes et Bourses L’idée d’un dollar faible s’installe sur les marchés


Le dollar a continué de s’enfoncer face aux principales devises, reflétant un sentiment très fortement baissier à son égard. Signe de l’ancrage de ce sentiment dans l’esprit des opérateurs, la réaffirmation par le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan de l’attachement de l’Administration US à la politique du dollar fort n’a eu aucun effet sur le marché. Il en est de même de la déclaration de Susan Bies, un gouverneur de la Fed, selon qui les fondamentaux de l’économie US sont maintenant en place pour une période soutenue de la croissance aux États-Unis. Aussitôt après ces déclarations, l’euro et le yen n’ont presque pas bougé, le premier continuant à s’installer au-dessus du seuil de 1,18 $ et le second autour de 1,0950 yens pour un dollar. Selon les analystes, la monnaie unique risque de frôler son plus haut historique de 1,20 $ après que le ministre belge des Finances Didier Reynders eut jugé « normale » la hausse de l’euro face au dollar, pénalisé selon lui par l’importance des déficits budgétaire et extérieur US. « C’est normal d’avoir une telle évolution car nous avons une situation plus équilibrée que celle des États-Unis », a-t-il ajouté. De son côté, son homologue néerlandais Gerrit Zalm a estimé qu’une parité d’un euro pour 1,15/1,20 $ était « raisonnable ». Compte tenu de toutes ces déclarations et eu égard aussi aux nouvelles selon lesquelles le nombre des chômeurs en Allemagne aurait marqué une baisse de 90 000 en données brutes en septembre par rapport à août pour revenir à 4,22 mls, l’euro devait être mieux entouré ainsi que le yen après l’annonce au Japon d’une hausse de 12,2 % des commandes de biens d’équipements en août sur un an. C’est ainsi qu’à New York, le dollar s’est finalement négocié sur un ton faible à 1,1810 pour un euro contre 1,1770 la veille, à 109,55 yens contre 109,85, à 1,3130 FS contre 1,3165 et à 1,6640 pour un sterling contre 1,6630.
En Bourse, les marchés US se sont installés dans le rouge sur des prises de bénéfices après avoir oscillé entre le positif et le négatif en début de séance. Les gains d’Alcoa et la hausse de 3,7 % des ventes de McDonald’s en septembre n’ont pas suffi à soutenir la tendance dans l’attente des résultats de Yahoo ! après la clôture. Il en est de même des Bourses européennes qui ont pour la plupart fini en baisse, affectées par Wall Street et l’euro.
À Beyrouth, l’engouement pour les certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL continuait à déterminer la tendance du dollar, qui est resté recherché à des cours supérieurs au haut de sa fourchette d’intervention maintenue entre 1 501 et 1 514 LL. Il s’est en effet négocié à 1 515,50 LL, au-dessus de son taux moyen indicatif de 1 507,50 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 68 541 actions A de Solidere de 4,16 à 4,11 $ et la hausse de 2 200 actions B de la même société de 4,30 à 4,58 $, alors que 5 417 actions C de la Byblos Bank et 6 150 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 1,67 $ et à 23 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Le dollar a continué de s’enfoncer face aux principales devises, reflétant un sentiment très fortement baissier à son égard. Signe de l’ancrage de ce sentiment dans l’esprit des opérateurs, la réaffirmation par le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan de l’attachement de l’Administration US à la politique du dollar fort n’a eu aucun effet sur le marché. Il en est de même de la déclaration de Susan Bies, un gouverneur de la Fed, selon qui les fondamentaux de l’économie US sont maintenant en place pour une période soutenue de la croissance aux États-Unis. Aussitôt après ces déclarations, l’euro et le yen n’ont presque pas bougé, le premier continuant à s’installer au-dessus du seuil de 1,18 $ et le second autour de 1,0950 yens pour un dollar. Selon les analystes, la monnaie unique risque...